Le copyleft appliqué à la création artistique : ouvrir la culture à ses sources mêmes.

http://adamproject.net/images/10554.jpg

Photographie : Julien Lasserre, 08 décembre 2003, http://adamproject.net/images/10554.jpg, Copyleft : cette photographie est libre, vous pouvez la redistribuer et/ou la modifier selon les termes de la Licence Art Libre. Vous trouverez un exemplaire de cette Licence sur le site Copyleft Attitude http://www.artlibre.org ainsi que sur d’autres sites.

Antoine Moreau, 25 novembre 2005, texte de la conférence donnée lors du colloque « Arts, Entreprises et Technologies » 24-26 novembre 2005 à l’université Sophia-Antipolis de Nice. Actes publiés L’artiste et l’entrepreneur. Copyleft : ce texte est libre, vous pouvez le redistribuer et/ou le modifier selon les termes de la Licence Art Libre http://www.artlibre.org

Téléchargement du texte

Préambule.

Notion juridique héritée des logiciels libres qui se situe dans la tradition de l’informatique et de l’internet, le copyleft s’étend depuis 2000 à la création artistique avec la Licence Art Libre.

Comment la libre copie, diffusion et transformation des oeuvres modifie-t-elle la nature des objets culturels et le statut des auteurs ? Pourquoi ce renouvellement des droits d’auteur à l’ère du numérique et de l’internet est-il une nécessité dans le contexte contemporain des industries culturelles ?

Introduction.

Nous allons présenter la notion de copyleft issue des logiciels libres, puis la Licence Art Libre qui en formalise le principe pour la création hors logicielle. Nous aborderons ensuite la question posée « L’art, la recherche et le développement industriel dans la culture numérique » et nous tenterons d’apporter une réponse à celle qui lui est attachée, « Quels modèles de développement culturel pour l’Europe ? ».

Présentation du copyleft : historique du mouvement du logiciel libre, la notion de copyleft.

Issue du logiciel libre, le copyleft1 est une notion juridique qui s’inscrit dans la tradition du travail informatique tel qu’il a pu être mené dans les années 50 avec, par exemple, le projet Share d’IBM ou les premiers ordinateurs UNIX d’AT&T2. Elle relève également de la méthode décrite dans les RFC3 (Request For Command) de l’équipe qui a été à l’origine de la création de l’internet par ses principes d’ouverture et de liberté.

Le copyleft s’appuie sur la législation en vigueur pour autoriser quatre libertés :

  • Liberté d’exécuter le logiciel, pour n’importe quel usage,
  • liberté d’étudier le fonctionnement d’un programme et de l’adapter à ses besoins,
  • liberté de redistribuer des copies,
  • liberté d’améliorer le programme et de rendre publiques les modifications afin que chacun puisse en bénéficier.

Avec cette obligation fondamentale : conserver intacts ces quatre droits. On ne peut s’approprier de façon exclusive une œuvre créée sous les conditions du copyleft. Ce qui est ouvert, reste ouvert.

Les première oeuvres copyleft ont été des logiciels, qualifiés de « logiciels libres ».

C’est Richard Stallman4, informaticien travaillant au Massachusetts Institute of Technology, qui est à l’initiative de la formalisation juridique du copyleft. Constatant au début des années 80 que des logiciels propriétaires interdisaient, contrairement aux habitudes, l’accès au code-source, il crée la Free Software Foundation5. En 1989, une licence, la General Public License6 est rédigée qui rend effectif et légal le principe du copyleft. Cette licence fait partie du projet GNU7 qui trouvera avec le système d’exploitation GNU/Linux8, son logiciel libre le plus célèbre.

L’idée forte de la GPL et du copyleft par rapport à d’autres licences libres comme la licence BSD9, c’est de créer un fonds commun dont personne ne peut avoir l’usage exclusif. Ainsi, ce qui appartient à chacun est disponible à tous également et ce que chacun modifie, tous peuvent en bénéficier.

Il existe de nombreux logiciels sous licence libres dont beaucoup sous GPL comme par exemple The Gimp10, équivalent libre de Photoshop, OpenOffice11 (sous licence LGPL, variante de la GPL) pour remplacer Microsoft Office . On trouve à ce jour, par exemple sur le site framasoft.net12, plus de 1330 logiciels libres librement téléchargeables et qui répondent aux besoins les plus divers. La plupart des logiciels qui font marcher l’internet sont des logiciels libres (Apache pour les serveurs, Sympa pour les listes de diffusion, MySQL pour les bases de données, etc).

Dès 2000, le copyleft allait s’étendre à d’autres types de créations. Nous allons voir comment.

Présentation de Copyleft Attitude et de la Licence Art Libre.

C’est en observant la formidable vivacité créative de l’internet et des utilisateurs de logiciels libres que nous avons eu l’idée de transposer le copyleft à la création hors logicielle et notamment artistique.

En janvier 2000, nous organisons avec un groupe d’artistes les rencontres Copyleft Attitude13. Des informaticiens qui font et utilisent des logiciels libres, des acteurs du mode de l’art et des juristes se rencontrent et constatent la pertinence des principes d’ouverture au-delà du seul logiciel. Trois mois après nous organisons à nouveau des rencontres14 pour concrétiser nos observations avec la rédaction d’une licence libre inspirée de la GNU/GPL afin d’étendre le copyleft à tous types de créations concernées par le droit d’auteur. Ce sera la Licence Art Libre15. Elle en est aujourd’hui à sa version 1.3, elle est valable dans tous les pays qui ont signé la Convention de Berne16.

Utilisée par un nombre croissant d’auteurs, artistes ou non, elle a permis à des milliers d’oeuvres ou de contenus divers d’être placés sous le régime du copyleft. La Licence Art Libre rend tout simplement réel et légal se qui se pratique déjà dans de nombreux cas de créations contemporaines, notamment en arts plastiques et en musique avec les emprunts, les collages, les appropriations ou les détournements.

Nous allons maintenant aborder l’art, la recherche et le développement industriel dans la culture numérique la lumière de ce que peut le copyleft.

L’art, la recherche et le développement industriel dans la culture numérique.

Exprimons tout d’abord un doute concernant la relation de cause à effet entre l’art, la recherche et le développement industriel. Pourquoi ?

Selon nous, la recherche, tout comme l’invention en art, procèdent souvent par suite de découvertes imprévues et de résultats inimaginés. Autrement dit par sérendipité17, cet accident heureux qui est « l’art de trouver ce qu’on ne cherche pas » comme l’indique Norbert Wiener dans un texte sur l’invention paru en 199318.

Ainsi la pénicilline, l’Amérique ou les post-it. Ou encore la première imprimante à jet d’encre de Canon, dont le principe insoupçonné d’obtenir des gouttelettes d’encre par la chaleur et non par la pression, est découvert par hasard à la suite d’un faux mouvement de la part d’un ingénieur.

Avait-on prévu avec la mise en place de l’internet, son actuel développement économique, culturel et social ? A-t-il été décidé et élaboré par un État ou une entreprise ? Non. Le réseau des réseaux a été une suite d’inventions singulières et surprenantes échappant au contrôle de qui aurait voulu en avoir la maîtrise. Ce n’est qu’après-coup que des développements industriels peuvent s’imaginer. Par écho, par ricochet. Non qu’il ne puisse pas y avoir de la recherche et de l’art qui soient appliqués au développement industriel, mais ce serait une erreur de croire que l’art et la recherche puissent avoir une relation d’objet direct avec le développement industriel. Ce sont des processus d’invention libres des fonctions qu’on voudraient leur assigner car, outre l’accident heureux qui les oriente malgré la volonté de l’auteur, « c’est toujours par le non-faire que l’on gagne le monde entier »19. La fabrique de l’art et la recherche fondamentale comprennent en eux le vide fécond qui permet la création au delà de l’activisme et du volontarisme.

En conséquence, nous allons réviser la problématique et, plutôt que de traiter du « développement industriel dans la culture numérique », nous allons nous intéresser au « développement culturel dans nos sociétés industrielles »

Première question : le développement culturel peut-il être la conséquence d’un projet ou d’une politique culturelle ?

Nous posons que non, car il ne saurait faire l’impasse sur cet inconnu qui arrive à l’improviste et qui permet la qualité d’une invention. En plus du cadre institutionnel qui légitime la nouveauté d’une création c’est bien l’art de l’improvisation, l’art de l’interprétation qui va permettre aux qualités recherchées de prendre forme. Nous dirons alors que c’est l’art de la sérendipité, l’art d’entreprendre ce qui nous surprend et que nous n’avons pas prévu, qui va orienter le développement culturel dans son devenir.

Cette opération n’est pas livrée à l’arbitraire car, pour autoriser l’accident heureux, il faut de solides bases. Ce sont des normes communes, des standards ouverts à chacun, comme s’offre un langage à l’expression commune. Langage parlé, écrit ou musical.

Langage de l’internet également et c’est la raison des standards dont le World Wide Web Consortium garantit la maintenances20 ou des formats ouverts pour les fichiers21, comme des protocoles TCP/IP22 qui permettent l’interopérabilité entre les machines et avoir ainsi la possibilité pour tous d’échanger des données quelque soit le système d’exploitation utilisé (windows, macos, linux, etc).

Ce souci de transmission optimum qui est à l’origine de l’internet est l’expression d’une tradition vivante qui souci de la transmission. Le mot de « tradition » le dit bien lui-même, il vient du latin traditio qui veut dire « action de transmettre » et tradere « faire passer à un autre ». C’est elle qui va permettre le transport de « l’improvisation en temps présent ». Nous ne nous référons pas ici au concept de « temps réel » mais nous oserions qualifier ce temps présent comme un temps donné, un temps cadeau qui existe sans cesse dans la durée.

Le copyleft et la culture issue de l’internet et du numérique ne procède pas tant d’une position réactive contre le droit d’auteur que de l’affirmation de ce qui a été négligé : la tradition du processus de création telle qu’elle se fait depuis la nuit des temps. Il n’y a rien de très original dans cette notion dont le mot est, lui, récent. Nous ne sommes pas dans ce nouveau qui ferait table rase du passé, mais dans la redécouverte, à chaque instant et qui n’en finit pas de nous surprendre, de la création la plus élémentaire. En informatique, en science, en art, en toute matière, toute activité qui forme quelque chose avec certaines qualités.

Car comprendre le mouvement du libre (logiciel libre et art libre) c’est se remémorer ce qu’il y a d’art en toute pratique : la nécessité de la beauté du geste. Non pas la gratuité d’un geste dont on sait qu’il mène à l’arbitraire (comme l’acte gratuit du geste surréaliste tel qu’énnoncé par Breton : « descendre dans la rue et tirer au hasard, tant qu’on peut, dans la foule»)23, mais bien plutôt la grâce d’un geste qui s’offre à des développements eux-mêmes gracieux et qui en voie de conséquence produisent de la richesse, et pourquoi pas financière.

Le libre n’est pas le gratuit : le copyleft permet le développement commercial des objets. La valeur excède l’objet pour investir sa périphérie : les services associés, les objets dérivés, toutes sortes de compléments qui accompagnent son inestimable valeur. En cela il ne vaut rien et rien ne le vaut. C’est, par exemple, la maintenance pour les logiciels ou les concerts pour la musique. Des sociétés vivent du logiciels libres24 et des distributions Linux se commercialisent tout en étant librement accessibles sur le net25.

Nous pouvons dire que le mouvement du libre observe et formalise une tradition non explicite qui se trouve, aujourd’hui, prise en tenaille entre le payant et le gratuit. Le copyleft ne fait que rendre effectif et légal un processus économique qui n’est ni payant ou gratuit mais qui est gracieux et capital. Nous employons le mot « capital » à escient, dans ces deux sens : essentiel et relatif à l’argent.

Or, nous nous trouvons dans une situation difficile et paradoxale : celle d’avoir des moyens de transmission sophistiqués, puissants et variés sans que cette tradition qui permet les transports ne soit observée et respectée (sauf dans le cas où cette observation est mise en pratique avec le logiciel libre et l’art libre).

Par exemple, avec le peer-to-peer (la transmission des données de poste à poste) que les industries culturelles rêvent d’éliminer par crainte de voir leur activité détruite. Les oeuvres libres qui transitent avec ce mode de transport particulièrement en phase avec l’intelligence du réseau et son éthique ne tombent pas sous le coup de la loi. Étant copyleft elles autorisent légalement la copie, la diffusion et la transformation. Vouloir éliminer le peer-to-peer pour résoudre les problèmes que peut poser le droit d’auteur conventionnel à l’ère du numérique est une fausse bonne idée en même temps qu’une régression technique et économique. De la même façon, vouloir protéger les oeuvres de la copie comme le prévoit la loi sur le Droit d’Auteur et les Droits Voisins dans la Société de l’Information (DADVSI) qui a été votée et publiée au Journal Officiel le 3 août 200626 est un contresens.

C’est refuser d’entreprendre l’économie qui s’offre à nous.

Il est important d’observer que nous avons, avec le mouvement du libre qui excède maintenant le seul logiciel pour aborder depuis plus de 5 ans l’art et la culture, un modèle cohérent, puissant et porteur de développement culturel et économique.

Quels modèles de développement culturel pour l’Europe ?

Pourquoi est-ce précisément l’Europe et particulièrement la France qui peut être le fer de lance de la culture née de l’internet après que celui-ci ait été inventé par des américains ?

Parce que de cette culture nous pouvons penser qu’elle se situe en droite ligne de l’idéal Républicain lorsqu’il déclare : « liberté, égalité et fraternité ». C’est une mise à jour (version 2.0) qui reconsidère ce qu’il peut y avoir de « révolutionnant » (plus que de « révolutionnaire ») dans le numérique et dans l’internet particulièrement.

Nous nous tromperions si nous pensions que la culture libre issue du net et du numérique est une culture purement libérale. « Purement libérale », c’est à dire qui ferait, en sa pureté, l’économie de l’égalité et de la fraternité pour n’accomplir que la liberté absolue, comme peut le faire l’idéologie libertarienne qui croise l’anarchie avec le capitalisme27. Ainsi quand Georges Bush junior lors de son second discours d’investiture parle du : « feu indompté de la liberté »28, c’est bien cette passion libertarienne, pyromane et suicidaire qu’il exprime.

Au contraire, « libre » associé à logiciel ou art, veut dire des pratiques qui prennent le soin de prolonger la liberté donnée en égalité et en fraternité29. Pouvons-nous nous permettre d’être en deçà de cette perspective renouvellée quand il est question d’entreprendre le développement culturel pour l’Europe ? N’est-ce pas à cette responsabilité que nous sommes convoqués avec l’internet et le numérique ? Car il s’agit de tenir en respect la force de frappe culturelle d’industries peu observantes de l’économie du lieu qu’elles investissent et dont elles comptent exploiter la richesse sans vergogne aucune.

Concrètement pour chacun d’entre nous : comment prendre connaissance de la raison technique, économique et culturelle qui gouverne le net et le numérique et dont les retombées nous sont aujourd’hui familières ?

Tout simplement en observant l’écosystème de l’internet30, en prenant en considération les raisons qui ont fait choisir des protocoles ouverts plutôt que fermés, en comprenant le sens des usages qui sont en phase avec l’éthique du net et du numérique. Constater que c’est un principe de droits d’auteur renouvelé, le copyleft, qui structure la liberté qui s’offre absolument via le réseau. Cela veut dire qu’il y a nécessité à cultiver cette liberté brute pour qu’elle ne s’anéantisse pas d’elle-même. Ce que fait dans son principe le copyleft en interdisant la mainmise exclusive sur les biens communs et en garantissant l’accès des données à tous.

Le copyleft est sans doute le principe qui exprime le mieux l’éthique liée au net et au numérique, une éthique dont on ne pourrait faire l’économie. Bien au contraire, c’est cette éthique qui est porteuse d’économie, une économie élargie et non restreinte à son enclos financier.

Concluons par la question éthique puisque c’est elle qui va travailler la pureté logique des objets pour, en les trouant, les ouvrir et les faire respirer. Ainsi en est-il de la liberté, de l’économie et de l’art.

Une pratique es-éthique.

Tout d’abord, pour distinguer l’éthique de la simple morale, nous proposerons deux repères, deux pôles contraires et opposés : un pôle sud, c’est le face à face du visage de Lévinas31 et un pôle nord, c’est le corps à corps du Marquis de Sade32.

L’art libre se situe dans la tension de ces deux pôles, dans l’attention à ses deux pôles.

Ce qu’on peut appeler art libre et qui pose le copyleft comme principe de droit d’auteur est un exercice qui excède le seul domaine de l’art, le seul domaine esthétique, pour envisager sa pratique comme es-éthique, c’est à dire une pratique qui manifeste une connaissance intuitive33 de ce qu’est l’éthique avant qu’une forme ou une formulation n’en fige le phénomène. Une pratique es-éthique a trait à la création artistique mais son trait ne s’arrête pas à l’objet qu’il dessine. Il prolonge l’esthétique en es-éthique. Ou plus exactement il retrouve l’es-éthique de l’esthétique, ce qu’il y a de véritablement en forme dans la création de formes, leur mouvement même. Ainsi, l’art est en forme et forme le dessein d’un art toujours présent quand bien même il se figerait, à un moment de son histoire par simple commodité dans un objet remarquable.


1« Qu’est-ce que le copyleft ? », Free Software Foundation, Trad. B. DRIEU, http://www.gnu.org/copyleft/copyleft.fr.html (page visitée le 21/03/08).

2R. ROUSSEAU, T. PINON, J. TAYON, « Un point de vue subjectif sur l’histoire du logiciel libre », 23/04/2004, Libroscope, http://www.libroscope.org/Un-point-de-vue-subjectif-sur-l (page visitée le 21/03/08).

3RFC Editor http://www.rfc-editor.org/ (page visitée le 21/03/08).

4Page personnelle : http://www.stallman.org/ (page visitée le 21/03/08).

5Free Software Foudation http://www.fsf.org/ (page visitée le 21/03/08).

6« Foire aux questions sur les licences GNU », Free Software Foundation, trad. V. VEYRON, O. BERGER, http://www.gnu.org/licenses/gpl-faq.fr.html (page visitée le 21/03/08).

7GNU Operating System http://www.gnu.org/ (page visitée le 21/03/08).

8Linux Online http://www.linux.org/ (page visitée le 21/03/08).

9The FreeBSD project http://www.freebsd.org/ (page visitée le 21/03/08).

10The Gimp fr Actualités http://www.gimp-fr.org/ (page visitée le 21/03/08).

11OpenOffice.org fr http://fr.openoffice.org/ (page visitée le 21/03/08).

12Framasoft.net, la route est longue mais la voie est libre http://www.framasoft.net/ (page visitée le 21/03/08).

13http://artlibre.org/archives/textes/211 (page visitée le 21/03/08).

14http://artlibre.org/archives/textes/212 (page visitée le 21/03/08).

15La LAL a été rédigé par Mélanie Clément-Fontaine, David Geraud, juristes et Isabelle Vodjdani, Antoine Moreau, artistes, avec le concours de la liste de diffusion copyleft_attitude@april.org

16« Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques », OMPI, http://www.wipo.int/treaties/fr/ip/berne/trtdocs_wo001.html (page visitée le 21/03/08).

18N. WIENER, Invention, the care and feeding of ideas. MIT Press, 1993. En français : Invention, la pépinière des idées. Trad. P. ALBARÈDE, 2003, http://pierre.albarede.free.fr/creation/invention.pdf (pdf téléchargé le 21/03/08).

19LAO-TSEU, Tao-tö King, in Philosophe Taoïstes, Gallimard, La Pléiade, 1967, trad. L. KIA-HWAY relu par ÉTIEMBLE, p. 51.

20Internet Society France, Groupe français sur les standards de l’Internet. Centre de Ressources, http://www.isoc-gfsi.org/standards/w3c.html (page visitée le 25/03/08).

21« Pourquoi utiliser des formats ouverts ? » http://www.openformats.org/fr (page visitée le 25/03/08).

22« Suite des protocoles internet » http://fr.wikipedia.org/wiki/TCP/IP (page visitée le 25/03/08).

23A. BRETON, Second Manifeste du surréalisme (1930), Idées/Gallimard, 1977, p.78.

24Lire à ce sujet Le livre blanc des organisations et du libre : http://drevillard.free.fr/texte_livreblanc.htm (page visitée le 25/03/08).

25« Distributions GNU/Linux », framasoft.net http://www.framasoft.net/rubrique231.html (page visitée le 25/03/08).

26Consulter le dossier des différentes étapes de la loi sur eucd.info : http://eucd.info/153.shtml

27« Le libertarianisme est une philosophie politique prônant la liberté absolue des individus de faire ce que bon leur semble de leur personne et de leur propriété, ce qui implique qu’ils n’empiètent pas sur cette même liberté des autres. », libertarianisme, définition Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Libertarien (page visitée le 28/03/08).

28« Bush II : exporter la liberté américaine », G. ABOU, RFI, http://www.rfi.fr/actufr/articles/061/article_33421.asp (page visitée le 28/03/08).

29A. MOREAU, « Qu’est-ce que l’art libre ? » http://framasoft.org/article4168.html (page visitée le 28/03/08).

30R. ROUSSEAU, « Utilisacteur, vers une écologie de l’esprit » http://www.libroscope.org/Utilisacteur-vers-une-ecologie (page visitée le 28/03/08).

31E. LÉVINAS, Éthique et infini, Le livre de poche, 1984.

32D.A.F. de SADE, La philosophie dans le boudoir, Gallimard, Folio, 1976.

33H. BERGSON, L’évolution créatrice, PUF, 2003.

 

Laisser un commentaire