Il n’y a que faille qui vaille.

eurêka le moment de l'invention

Antoine Moreau, « Il n’y a que faille qui vaille », un texte écrit pour le colloque Eurêka, le moment de l’invention, avril 2007. Copyleft : ce texte est libre, vous pouvez le copier, le diffuser et le modifier selon les termes de la Licence Art Libre http://www.artlibre.org

Grâce à la sérendipité.

Comment l’invention vient-elle à l’inventeur ? Quel est ce moment qui voit venir l’événement de la découverte ?

Pour aborder le moment de l’invention du point de vue heuristique, nous nous proposons d’envisager le moment de l’invention selon l’angle de la faille, au risque de la faillite.

Car la faille est cette ouverture ténue et fragile qui ouvre sur la possibilité d’une invention. Mieux : la faille est la condition inespérée de l’invention. C’est elle qui offre les dispositions les plus avantageuses pour que l’inventeur découvre, non seulement ce qu’il cherche, mais au delà de ce qu’il peut imaginer : ce qu’il ne cherche pas.

Eurêka ! J’ai trouvé ce que je ne cherchais pas ! Voilà nommée la sérendipité : « l’art de trouver ce que l’on ne cherche pas en cherchant ce que l’on ne trouve pas. »1. Un « accident heureux » qui fait découvrir ce qui demeurait jusqu’alors caché à la seule positivité d’une recherche fermée à la faille. Cette opération paradoxale est celle de la voie négative quand la dialectique affirme la « négation de la négation »2 selon les trois étapes connues :

  • Affirmation : je trouve ce que je cherche.
  • Négation : je ne trouve pas ce que je cherche.
  • Négation de la négation : je trouve ce que je ne cherche pas.

Nous sommes là, non plus dans la logique du « je trouve ce que je (pour)suis » autrement dit « je trouve donc je suis »3, mais dans celle du « je trouve ce que je ne (pour)suis pas » c’est-à-dire « je me trouve tout autre que ce que je suis »4. Nous verrons plus loin que cette altérité de l’inventeur implique une reconsidération de son statut d’auteur et de ses droits.

Quand la chute n’est pas l’échec.

Voyons maintenant quelques figures exemplaires d’inventeurs qui ont « découvert ce qu’ils ne cherchaient pas ». Entre la légende trompeuse qui ne dit pas la vérité des faits et la vérité des faits insaisissable en réalité, nous allons nous intéresser au mythe vraisemblable des inventions qui procèdent de la faille.

Ceci par souci de cohérence avec l’objet même de la sérendipité qui, non seulement oscille entre réussite et échec, mais dépasse cette dualité instable pour affirmer, en un mouvement dialectique, nous l’avons vu, la réussite de l’échec. Réussite parente de l’échec apparent. Amusons-nous en jouant avec les mots, sachant qu’ils contribuent à la réalité des faits et disons : réussite patente d’un échec épatant ! Il s’agira par la même occasion, grâce à la notion de mythe vraisemblable, de tenir compte de la raison du mythe par rapport aux fictions trompeuses ou aux discours idéalement vrais, renouant en cela avec l’attitude qu’a pu avoir Socrate au seuil de sa mort lorsqu’il affirme la nécessité de « recourir aux mythes et non aux raisonnements »5 autrement dit d’« inventer des histoires et non se contenter de dire. »6 Littéralement : « faire des muthos et non pas des logos. »7)

Des histoires de chutes : pommes et peinture.

  • Mesdames Tatin

La Tarte Tatin est une recette de tarte aux pommes qui doit son succès, son originalité et son goût si particulier à une chute. Nous sommes en 1898 à Lamotte-Beuvron en Sologne. Caroline et Stéphanie Tatin ont une auberge. Un jour, Stéphanie laisse tomber une tarte aux pommes alors qu’elle allait la porter dans la salle du restaurant. Catastrophe ! Mais invention : elle remet à l’envers la tarte dans le moule et la repasse dans le four. Le résultat est inespéré, une tarte délicieusement caramélisée nettement meilleure qu’une tarte aux pommes ordinaire.

Aujourd’hui, la tarte Tatin a sa place dans les manuels de cuisine et qui a gagné la réputation bien méritée qu’on lui connaît.8

  • Monsieur Newton

Est-il besoin d’évoquer la pomme de Newton ? Bien avant la chute de la tarte des soeurs Tatin, la chute d’une pomme en 16659 suggéra la théorie de la gravitation au célèbre professeur de mathématique de l’université de Cambridge. La question qui vint alors à l’esprit de Newton a été : « Pourquoi une pomme tombe-t-elle et pourquoi la Lune ne tombe-t-elle pas ? »10 Cette pomme, en sa chute et ses conséquences, transforma également la postérité du grand alchimiste qu’était Isaac Newton en une figure emblématique de la science moderne.11 Car il faut bien savoir que les trois quarts des recherches de Newton n’avaient rien de particulièrement scientifique mais tournaient autour de problèmes liés à la tradition ésotérique.

La chute d’une pomme inventa la science moderne et laissa tomber les spéculations alchimiques.

  • Jackson Pollock

Une histoire qui confine à la légende12 pourrait expliquer l’origine du dripping, ce procédé de peinture qui fera la fortune du peintre et qui consiste à laisser couler, autant dire tomber, la peinture à même la toile en entrelacs de coulures.: Un jour qu’il consultait dans son atelier un catalogue de peintures de Picasso, Pollock, exaspéré de ne pas arriver à la puissance du peintre dont il a une très grande admiration, aurait jeté, dans un moment de colère, l’ouvrage au loin. Il se serait jeté ensuite sur une toile qui était au sol et aurait balancé de la peinture avec un pinceau en la laissant couler. Il invente alors, dans ce qu’il faut bien reconnaître comme étant un moment de profond désespoir, sa technique de peinture singulière et crée par la même occasion une image exemplaire de ce qui sera nommé et théorisé comme « œuvre ouverte »13.

Il existe de nombreux exemples d’inventions dues à l’« accident heureux » de la sérendipité : le roquefort, la pénicilline, le laser, la première imprimante à jet d’encre (Canon), le Téflon, la peinture abstraite (avec Kandinsky), les bêtises de Cambrai, etc.

La faille, un monde de créations.

Essayons de comprendre la faille en sa matérialité. Nous dirons qu’elle structure la matière même d’un corps dans son existence présente, passée et à venir. La faille est l’élément, par défaut, qui va déterminer les qualités présentes et à venir de ce qui est là depuis toujours à découvrir. Elle transmet, quand bien même nous n’en aurions aucune idée, aucune preuve, aucune perception, ce qui ouvre sur l’à venir. Elle met à jour, un jour d’invention, ce que nous découvrons. La faille est ce présent immanent qui articule la réalité du passé avec l’à venir conforme à la vérité de l’objet même. Sans la faille, l’objet failli à ce qu’il est. Il n’est pas, il ne peut être découvert et présent, il est sans à venir.

En fait, dans les faits même, sans la faille l’objet n’a jamais existé.

Aussi, nous ne pouvons que nous réjouir de la faille présente en tout objet, car elle est garante de son existence, de sa bonne santé et de sa durée.

Il semble que c’est dans le logiciel, avec le matériau numérique et l’environnement de l’internet que la faille est devenu l’élément moteur et vivant de la création. Elle s’est nommée bug14, faite animal, un monstre par le vide et qui nous fait face en nous rappelant le moment de l’invention du monde : « Or donc, tout d’abord, exista Faille, puis après, Terre Large-Poitrine »15 selon le récit d’Hésiode que les traductions de « chaos », outre Faille, rendent par « Vide, Béance, Abîme, Ouverture, Fente ».16

Ce n’est pas de la création du monde dont il est question avec la faille numérique, mais d’un monde de créations où la réactivité fait la créativité. En découvrant les failles de la création numérique les informaticiens tentent de réagir le plus efficacement et le plus vite possible pour les combler. La création se tient là, béante, prise par défaut en sa faille même. Le point zéro de l’origine et de la création ne s’atteint pas, il s’éprouve par l’abîme. Au risque de s’abîmer. La réactivation de la création est un saut dans le vide, ce vide qui n’existe pas, ce vide qui est la création même : ce qu’on invente alors, ce qu’on découvre et qui aspire à la mise à jour.

Quand un auteur répare une faille, il pose un « patch »17 (ce qu’on traduit par « colmatage »). Ce colmatage recouvre la faille, il la fait disparaître, mais ce recouvrement par la disparition est également, au même instant, son recouvrement par l’apparition : la faille n’a pas été tant recouverte que recouvrée. Elle a été retrouvée en son invention/éradication simultanée.

Nous dirons que la faille est une réelle présence dont la preuve n’est pas tant l’existence perçue que la persistance insue.

Nous allons maintenant montrer que le problème n’est pas tant la faille que son absence. C’est la démarche exemplaire du logiciel libre et de l’art libre qui va nous aider à comprendre ce phénomène.

Internet, logiciel libre, art libre : ouvert aux in(ter)ventions.

Maintenant, posons la définition précise de la faille en terme informatique : « Faille : nom féminin. [sécurité]. Défaut d’un logiciel permettant une manoeuvre théoriquement impossible ou interdite. »18

Nous voyons bien que c’est par la faille que la découverte s’introduit, c’est bien par l’ouverture qu’entre l’invention. La faille est donc bien « le défaut qu’il faut ».19

Aussi nous pouvons dire des créations numériques, qu’elles sont ouvertes par défaut et en qualité : ce sont des créations faillées par excellence et par nature.

– Quand les logiciels libres autorisent l’accès libre au code-source, ils encouragent son étude, sa copie, sa diffusion et sa transformation. Contrairement aux logiciels propriétaires qui ne permettent pas d’entrer dans le code et de pouvoir, par défaut, prendre en compte la faille pour la recouvrir, pour la recouvrer, pour en retrouver toute la richesse créative. Par logiciels libres nous comprenons, parce qu’il est exemplaire, le projet GNU20 de la Free Software Foundation21 lancé en1984 et la General Public licence,22 une licence copyleft pour formaliser les libertés traditionnelles de la recherche et du travail en informatique. Cette initiative est emblématique de la volonté de transmission du travail informatique où les inventions s’augmentent les unes aux autres pour produire de nouvelles inventions. C’est ainsi que se poursuit la recherche fondamentale et ses applications dans des domaines insoupçonnés. Les logiciels libres sont dans la tradition des Lumières, ils sont ouverts à la connaissance et à la création libre.

– De même pour l’internet : le réseau des réseaux ne doit son existence que grâce à des protocoles ouverts. Brièvement : l’invention de l’internet s’est fait avec les standards de transport de données TCP/IP23 et les Request For Comment24 qui définissent les protocoles ouverts de façon à ce que chacun puisse avoir accès aux données quelque soit l’ordinateur ou le logiciel qu’il utilise. La faillite d’un réseau, c’est lorsqu’il n’a plus la possibilité d’étendre les connections, quand le réseau se ferme sur lui-même. L’ouverture, comme principe de création du réseau, c’est bien « la faille qu’il faut par défaut » pour ouvrir le monde au monde, ne pas le réduire à ce qu’il est supposé être, mais découvrir sans cesse ce qu’il devient. Le réseau internet c’est une foultitude de pratiques singulières qui génèrent d’autres pratiques dans une espace ouvert et commun.

– Du logiciel libre à l’art libre il n’y a qu’un pas. Celui-ci a été franchi à notre initiative lors des rencontres Copyleft Attitude25 qui ont eu lieu à Paris en 2000. Elles ont donné naissance à la Licence Art Libre26, directement inspirée par la General Public License. Il s’agissait d’appliquer les principes du copyleft à tout genres de création. Cette extension du Libre aux oeuvres non logicielles (donc non fonctionnelles), envisage la culture comme lieu commun d’intervention et d’invention. Sans qu’il n’y ait possibilité de captation des inventions à des fins exclusives.

L’intention est d’ouvrir l’accès et d’autoriser l’utilisation des ressources d’une oeuvre par le plus grand nombre. En avoir jouissance pour en multiplier les réjouissances, créer de nouvelles conditions de création pour amplifier les possibilités de création.27

Sans nier l’auteur, ses droits et sa légitime autorité, le copyleft appliqué à la création artistique a pour conséquence d’altérer néanmoins l’ego de l’artiste. « Néanmoins » est une façon de parler, il faudrait plutôt dire « néant plus » car le copyleft ouvre l’artiste à la béance et à l’alter-ego, l’autre de l’auteur, son « je est un autre » selon la formule du poète aux semelles de vent. Mais loin d’être une négation, le copyleft, en art comme en science, est la faille qui va protéger l’auteur contre lui-même, contre son égocentrisme monstrueux, fatalement monstrueux pour la raison de la monstration et de la démonstration connexe à l’invention.

Inventer n’est pas créer, il n’y a que faille qui m’aille.

Inventer, nous l’avons dit, ce n’est pas tant créer que découvrir l’inconnu, celui qui est déjà là à portée de tous. Qu’est-ce qui fait la bonne fortune de l’inventeur, sa chance, sa rencontre avec l’invention ? Sans doute une observation attentive des phénomènes, une ouverture d’esprit à l’accident heureux. Des qualités d’inventeur lui seront attribué personnellement, mais ces qualités, nous dirons qu’elle sont présentes, d’une façon ou d’une autre, chez tout auteur, à son insu. Car, comme nous l’avons dit précédemment, l’auteur n’est pas tant celui qui peut affirmer : « je trouve ce que je (pour)suis », que : « je trouve ce que je ne (pour)suis pas ».

Quand on invente, on ne crée rien, on est créé inventeur par l’opération de la découverte.28 Les qualités sont présentes par défaut, elles n’attendent qu’une mise à jour pour se développer. La faille est la préfiguration de cette mise à jour.

Par l’ouverture qui autorise l’accès, la copie, la diffusion et la transformation des inventions, le copyleft redonne à l’oeuvre toute sa vacance, toute sa liberté. Les auteurs sont dans « le vide de la création »29 et laissent l’invention surgir de la faille, de l’ouverture. De l’ouverture d’esprit. Des esprits observant la faille en sa possibilité d’invention.

Ne pas observer cette ouverture serait défaillir vraiment et manquer alors le moment de l’invention.


1Selon la définition qu’en donne Philippe QUÉAU sur le site intelligence-creative.com http://www.intelligence-creative.com/354_serendipite_definition.html (page visitée le 30/03/07).

2Formule rappelée par MARX dans un lettre polémique adressé à Proudhon. MARX, Misère de la philosophie, cité par Claude BRUAIRE, La dialectique, PUF, Paris, 1985, p. 8.

3Pour paraphraser le « je pense, donc je suis » de DESCARTES, Discours de la méthode, Union Générale d’Éditions, 10/18, 1951, p. 62.

4Selon le « je est un autre » d’Arthur RIMBAUD, lettre adressée à Paul Demeny, dite du voyant, Oeuvres complètes, correspondance, Robert Laffont, Bouquins, 2004, p.227.

5I. GOBRY, Le vocabulaire de la Philosophie, Ellipses, Paris, 2000, p.85.

6PLATON, Phédon, GF Flammarion, Présentation et traduction Monique Dixsaut, Paris, 1991, p. 207.

7Idem, p. 325.

8Selon le site eurekaweb.free.fr http://eurekaweb.free.fr/vh2-tarte_tatin.htm et d’après le témoignage de M. Bourgogne, Gardien de Police à Lamotte-Beuvron, le 30 Novembre 1981 : http://www.lamotte-beuvron.fr/article.php3?id_article=12 (pages visitées le 23/03/07)

9D’après le récit qu’en fait William Stukeley : « « Après dîner […]nous sommes allés au jardin pour boire le thé, à l’ombre des pommiers, Newton et moi. Dans la conversation, il me fit part qu’il était dans la même situation quand la notion de gravitation lui vint à l’esprit. Cela lui fut suggéré par la chute d’une pomme alors qu’il était assis, pensif. Pourquoi une pomme tombe- t-elle toujours perpendiculairement au sol, se dit-il. Pourquoi pas de côté ou vers le haut, mais toujours vers le centre de la Terre? La raison est certainement que la Terre l’attire. » Propos cités dans le cours de physique générale de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne, chapitre IV, base de la mécanique newtonienne. http://lsu.epfl.ch/cours/physique_gen/04-Mec-Newton-Bases.pdf (document téléchargé le 30/03/07).

10Voltaire fut le premier en France à rapporter l’histoire de la pomme. En 1734 dans les Lettres philosophiques puis dans les Eléments de la philosophie de Newton en 1738. Véronique LE RU, Voltaire newtonien. Le combat d’un philosophe pour la science, Adapt-Vuibert, 2005 .

11Jean-Paul AUFFRAY, Newton ou le triomphe de l’alchimie, Le Pommier éditeur, avril 2000.

12Merci à François Jeune pour nous avoir communiqué la référence de cette histoire dont nous avions perdu la trace et qu’on trouve dans H. NAMUTH, L’atelier de Jackson Pollock, Paris, Macula 1978, p. 102. Lee Krasner, la compagne du peintre, dans un entretien avec B. H. Friedman dit : « Il est certain qu’il admirait Picasso et qu’il voulait rivaliser avec lui, le dépasser. Je me souviens d’un épisode, avant même que nous soyons installés à East Hampton : j’ai entendu quelque chose tomber puis Jackson s’écrier «  Bon Dieu !, ce type n’a rien laissé passer ! » Je suis allée voir ce qui arrivait. Jackson était là assis, le regard fixe ; et sur le sol, là où il l’avait jeté, il y avait un livre sur l’oeuvre de Picasso » .

13Umberto ECO, L’oeuvre ouverte, Seuil, Points, 1979.

14« Nom masculin. Erreur dans un programme, dans la programmation ou le câblage d’un composant électronique, entraînant des comportements étranges et rarement désirés du système. Tout le monde croit qu’une punaise dans l’ENIAC est à l’origine du terme, mais on parlait déjà de bug dans ce sens-là dans les documents techniques anglais du XIXème siècle. » Le jargon français, dictionnaire d’informatique, http://jargonf.org/wiki/bug (page visitée le 29/03/07)

15HÉSIODE, Théogonie, traduction Jean-Louis BACKÈS, Gallimard Folio classique, 2001, p. 40.

16Michel DESGRANGES, Encore Hésiode, et un fichu chaos ; du vide au plein ; le rire des haruspices. http://www.lesbelleslettres.com/info/?fa=text75 (page visitée le 02/04/07)

17«  [débogage]. Ensemble de modifications (ajouts ou remplacements) destiné à un morceau de code, source ou binaire, et destiné à corriger un bug ou à ajouter une fonctionnalité. Il est utile car il remplace une nouvelle diffusion de la totalité du logiciel. » Op. cit. http://jargonf.org/wiki/patch (page visitée le 02/04/07)

18Op. cit., http://jargonf.org/wiki/faille (page visitée le 29/03/07)

19Pour reprendre l’expression de Bernard STIEGLER, La technique et le temps, Galilée, 1994.

20GNU is Not UNIX, projet de la Free Software Foundation qui formalise le logiciel libre avec la licence GNU/GPL. http://gnu.org (page visitée le 23/02/07).

21http://fsf.org (page visitée le 23/02/07).

22Licence libre copyleft pour les logiciels http://www.gnu.org/copyleft/gpl.html (page visitée le 23/02/07).

23« Abrév. de Transmission Control Protocol / Internet Protocol. Terme générique désignant l’ensemble des protocoles utilisés sur l’Internet. C’est un langage universel qui permet aux ordinateurs d’échanger des informations. » Dictionnaire sur les vocables utilisés dans le domaine des nouvelles technologie de l’information et de la communication http://adevim.ifrance.com/dicocont/dicor.htm (page visitée le 23/02/07).

24« RFC (Requests for Comments) Documents officiels de l’IETF (Internet Engineering Task Force) qui fournissent des informations détaillées sur les protocoles de la famille TCP/IP » idem.

25http://artlibre.org (page visitée le 14/02/07)

26La première version de la Licence Art Libre a été rédigée en juillet 2000. Une version 1.3 a été rédigée en mars 2007 par Mélanie Clément-Fontaine, juriste, Isabelle Vodjdani et Antoine Moreau, artistes avec l’aide de Antoine Pitrou, informaticien et Benjamin Jean, juriste. Elle a été discutée pour sa rédaction finale dans la mailings liste <copyleft_attitude@april.org>.

27Extrait du préambule de la Licence Art Libre 1.2.

28Selon la définition du dictionnaire : « Inventeur : 1/ personne qui invente. 2/ Qui découvre, retrouve un objet caché ou perdu, un trésor. » Petit Larousse illustré 1991. Ainsi, la personne qui trouve un trésor est qualifiée d’inventeur du trésor.

29Allusion faite au livre de Michel CASSÉ, Du vide et de la création, Éditions Odile Jacob, Paris, 1995.

 

Laisser un commentaire