<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Copyleft Attitude</title>
	<atom:link href="http://artlibre.org/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://artlibre.org</link>
	<description>Le site des utilisateurs de la Licence Art Libre.</description>
	<lastBuildDate>Mon, 13 Feb 2012 12:33:37 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.1</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Le copyleft, un art de l&#8217;usage dans une économie de l&#8217;échange</title>
		<link>http://artlibre.org/archives/textes/980</link>
		<comments>http://artlibre.org/archives/textes/980#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 12:27:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Moreau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://artlibre.org/?p=980</guid>
		<description><![CDATA[Séminaire d'Antoine Moreau, Art&#038;Flux, le 07 février 2012 à la New York University in France, Paris.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="line-height: 150%; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Résumé : </span></span></p>
<p style="line-height: 150%; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Le copyleft est une notion juridique issue des logiciels libres initiés par la Free Software Foundation. Il s'appuie sur le droit d'auteur en vigueur pour autoriser la copie, la diffusion et la transformation des logiciels en interdisant l'appropriation exclusive. Rédigée en 2000, la Licence Art Libre a étendu ce principe de création à toutes productions de l'esprit.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">A la lumière de la lecture qu'a pu faire Michel Henry de Marx, nous nous interrogerons en particulier sur ce qu'implique le copyleft appliqué à la création artistique dans une économie contemporaine déterminée par la plus-value de l'échange marchand.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><em><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Je ne transcris pas ici la première partie de mon exposé. Elle concernait la définition du copyleft, son historique, ses raisons, les logiciels libres, etc. Puis, le copyleft appliqué à la création artistique : la Licence Art Libre, son historique, ses raisons, les conséquences, les enjeux, quelques exemples d'œuvres libres, etc.</span></span></em></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Deuxième partie. Le copyleft, un art de l'usage dans une économie de l'échange.<br />
</span></span>
</p>
<p style="line-height: 150%; text-align: center;"><strong><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></strong></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>L'art en vérité est un mode de la vie et pour cette raison, éventuellement, un mode de vie. [...] comment la vie est-elle présente dans l'art autrement que dans l'existence ordinaire ? La réponse, qui justifie l'art ou plutôt qui le désigne comme l'une des activités les plus hautes de l'homme, est celle-ci : la vie est présente dans l'art selon son essence propre.</em></span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>[...] comme accroissement de soi et comme preuve de son être propre, il [l'art] est une manière de jouir de soi, il est la jouissance. C'est pour cela que la vie est un mouvement : l'éternel mouvement du passage de la Souffrance dans la joie [...].</em></span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>Qu'est donc l'art sinon l'accomplissement de cet éternel mouvement ? Parce que la vie n'est pas — n'est pas un état : « je ne peins pas des états d'âme » — mais devient selon le procès de son inlassable venue en soi, il est besoin de l'art. L'art est le devenir de la vie, le mode selon lequel ce devenir s'accomplit<a name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">C'est en m'appuyant sur la lecture qu'a pu faire Michel Henry de Marx<a name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a> que je vais tenter de répondre à certaines questions que pose la pratique du copyleft. Lecture qui débarrasse la pensée de Marx du marxisme qui, selon Michel Henry « est l'ensemble des contresens qui ont été fait sur Marx »<a name="sdfootnote3anc" href="#sdfootnote3sym"><sup>3</sup></a>. L'auteur du Capital ayant lui-même déclaré qu'il n'avait jamais été marxiste<a name="sdfootnote4anc" href="#sdfootnote4sym"><sup>4</sup></a>. Affirmation que je fais mienne également.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%">
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><strong>L'esthétique, critique de l'art. Critique de l'esthétique</strong></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Commençons par cette observation simple : l'art est une production de l'esprit qui se matérialise sous différentes formes. Des objets, des gestes, des formes de culture, pas seulement des représentations symboliques dévolues à un espace réservé, qu'on pourrait qualifier de « pré carré de la Culture », mais des formes de vie.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Avant que l'esthétique ne s'impose à l'art comme critère dominant qui allait lui donner sa valeur, sa reconnaissance, la fonction de l'art était technique, les deux termes <em>ars </em><span style="font-style: normal">et</span><em> techné </em><span style="font-style: normal">signifiant la même chose</span>. Cette fonction opératoire prenait des formes sans que l'esthétique ne soit convoquée, car il s'agissait de réaliser une opération à la fois technique et artistique. Ainsi des productions de l'esprit se matérialisent dans la vie quotidienne, à travers des actes, des rituels, des objets, sans réflexion à postériori, sans science de l'art, sans conscience historique, sans autre action que l'effectivité d'un acte nécessaire.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">L'art, avant que l'esthétique ne l'ait sanctionné avec le jugement de goût, avait une valeur d'usage, à la fois dans la sphère profane avec la pratique de la vie de tous les jours, tout autant que sacrée avec la pratique d'un culte religieux. </span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Je prends ici la notion d'esthétique au sens où elle fera son apparition à la moitié du XIII<sup>ème</sup> siècle avec l'intention de définir des critères se voulant scientifiques permettant d'avoir un jugement sur l'œuvre de l'art grâce à la croyance en l'assurance de la raison. Parce qu'elle anéantit la fonction de l'art, qui est d'opérer sans jugement critique du goût, l'esthétique, comme science de l'art, a été la fin de l'art, c'est-à-dire un genre d'accomplissement où l'art </span></span></p>
<p style="margin-left: 1.96cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>est relégué dans notre représentation, loin d'affirmer sa nécessité effective et de s'assurer une place de choix, comme il le faisait jadis. Ce que suscite en nous une œuvre artistique de nos jours, mis à part un plaisir immédiat, c'est un jugement, étant donné que nous soumettons à un examen critique son fond, sa forme et leur convenance ou disconvenance réciproque<a name="sdfootnote5anc" href="#sdfootnote5sym"><sup>5</sup></a>. </em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Ainsi, l'esthétisation des productions de l'esprit, soumises au jugement critique du goût, occulte-t-elle les capacités opératoires de l'art, capacités qui sont techniques/artistiques. Nous avons alors un art qui se trouve dépourvu de sa technique propre, alors même qu'il peut faire appel aux techniques les plus élaborées pour se mettre en forme. Cet art va donc tourner à vide puisqu'il n'aura de cesse, en voulant retrouver son mode opératoire, de se conformer au jugement de goût, sauf rares exceptions où, au risque de sa reconnaissance en tant qu'art, il réussira à rappeler sa fonction opératoire, sans toutefois l'accomplir véritablement. Ainsi, dépossédé de son mode opératoire il n'aura plus la faculté d'être une fonction essentielle à la vie. L'art sera un accessoire plaisant, un support idéal pour l'économie financière, une forme absente à sa propre fonction quand, nous l'avons vu, « l'art en vérité est un mode de la vie et pour cette raison, éventuellement, un mode de vie ». Autrement dit, l'art est un usage, fait par tout un chacun, de la vie et n'a véritablement d'existence que dans sa valeur d'usage.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">C'est avec cette notion de « valeur d'usage » que je voudrais aborder le copyleft et la lecture que fait Michel Henry de Marx. Commençons par une citation de l'auteur du Capital qui a très peu écrit sur l'art :</span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em><span lang="fr-FR">L’objet d’art -comme tout autre produit- crée un public apte à comprendre l’art et à jouir de la beauté. La production ne produit donc pas simplement un objet pour le sujet, mais aussi un sujet pour l’objet<a name="sdfootnote6anc" href="#sdfootnote6sym"><sup>6</sup></a>.</span></em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Ainsi, un objet d'art forme autant qu'il est formé. À la célèbre affirmation de Duchamp : « ce sont les regardeurs qui font le tableau » il faut ajouter : « c'est le tableau qui fait les regardeurs ». Ce double emploi de l'art me semble caractéristique du travail que peut faire un artiste qui est de former une forme formante. Et si j'utilise ici le mot « travail » c'est parce que l'art, en sa pratique, n'est pas tant un travail qu'une disposition à être travaillé. Pour l'auteur comme pour le spectateur, être travaillé par ce qui altère et libère, une altération et une libération de l'esprit qui ouvre sur une puissance de développement. Nous allons donc envisager la notion de travail en tenant compte de son économie propre, le mot « économie » ici employé volontairement pour avancer le fait que le travail est étranger à l'économie telle qu'elle est généralement entendue, c'est-à-dire  indexée aux seuls critères financiers, de la même façon que l'art est étranger à l'esthétique quand elle est indexée aux seuls critère du jugement de goût.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%">
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><strong>Le travail, la notion de valeur d'usage et de valeur d'échange.</strong></span></span></p>
<p style="margin-left: 1.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>En tant qu’il est subjectif le travail n’est qu’une détermination de l’existence, un moment de la vie, c’est un mode de son activité qui en elle-même et en tant que telle n’est précisément qu’un phénomène vital, le déploiement des pouvoirs de la subjectivité organique et son actualisation en de multiples mouvements. Lorsque je suis actif, je cours, je marche, je respire, j’accomplis des mouvements de préhension et il n’y a rien d’économique là-dedans. Pas plus que la subjectivité corporelle en général, l’une quelconque de ses manifestations ne saurait être économique. L’activité érotique, par exemple, n’a en elle-même rien à voir avec la prostitution<a name="sdfootnote7anc" href="#sdfootnote7sym"><sup>7</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Après avoir fait cette mise au point sur le travail tel que nous pouvons en reconnaître l'activité et sa mise à distance critique vis-à-vis d'une objectivité économique qui réduit l'activité aux seuls critères comptables, voyons maintenant ce qui s'entend par « valeur d'usage » et « valeur d'échange ».</span></span></p>
<p style="margin-left: 2.04cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>La valeur d'usage désigne la valeur d'un bien ou d'un service pour un consommateur en fonction de l'utilité qu'il en retire par rapport à sa personne, à ses besoins et à ses connaissances dans des circonstances données<a name="sdfootnote8anc" href="#sdfootnote8sym"><sup>8</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="margin-left: 2.07cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>La valeur d'échange — ou prix relatif — définit le taux auquel une marchandise s'échange<a name="sdfootnote9anc" href="#sdfootnote9sym"><sup>9</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Marx précise la notion de valeur d'échange en se mettant à la place des marchandises : </span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>Les marchandises diraient si elles pouvaient parler : notre valeur d'usage peut bien intéresser l'homme, pour nous en tant qu'objets, nous nous en moquons bien. Ce qui nous regarde, c'est notre valeur. Notre rapport entre nous comme choses de vente et et d'achat le prouve. Nous ne nous envisageons les unes les autres que comme valeur d'échange<a name="sdfootnote10anc" href="#sdfootnote10sym"><sup>10</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Et</span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>La valeur d'usage est, semble-t-il, une condition nécessaire pour la marchandise, alors que pour la valeur d'usage il semble indifférent d'être marchandise<a name="sdfootnote11anc" href="#sdfootnote11sym"><sup>11</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Aussi il y a-t-il un rapport, mais un rapport conflictuel entre valeur d'usage et valeur d'échange.</span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>[…] la valeur d’usage qu’il s’agit de substituer à la valeur d’échange que le capitaliste vient d’acheter au travailleur, n’est précisément rien d’autre que sa force de travail, son emploi, ou ce que Marx appelle encore, par analogie avec la subjectivité où s’accomplissent les valeurs d’usage en général, sa « consommation »<a name="sdfootnote12anc" href="#sdfootnote12sym"><sup>12</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Arrêtons-nous un instant sur ce terme de « consommation », si mal compris et discrédité par les critiques marxistes, situationnistes ou sociologiques d'une société dite de « consommation », qui doit être, là aussi, revu et corrigé à la lumière de ce que Marx, tel que nous venons de le voir, à pu concevoir de cet acte, mais aussi, tel que Michel de Certeau a pu en reconnaître la valeur d'usage et particulièrement, sa qualité subversive qui préfigure ce qu'on appelle aujourd'hui le « hacking »<a name="sdfootnote13anc" href="#sdfootnote13sym"><sup>13</sup></a>, c'est-à-dire l'activité créatrice de consommation issue de l'informatique et particulièrement des logiciels libres.</span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-weight: normal">À une production rationalisée, expansionniste autant que centralisée, bruyante et spectaculaire, correspond une autre production, qualifiée de « consommation » : celle-ci est rusée, elle est dispersée, mais elle s’insinue partout, silencieuse et quasi invisible, puisqu’elle ne se signale pas avec des produits propres mais en manières d’employer les produits imposés par un ordre économique dominant<a name="sdfootnote14anc" href="#sdfootnote14sym"><sup>14</sup></a>.</span></em> </span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Du rapport entre la valeur d'échange et la valeur d'usage, qui relève d'une pratique inventive de la consommation subjective, il est intéressant de remarquer que </span></span></p>
<p style="margin-left: 2.04cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>L'hétérogénéité ontologique de la valeur d'usage et de la valeur d'échange n'appartient pas à un ordre de considérations philosophiques surannées, extérieures à l'analyse proprement économique ou scientifique, sans intérêt pour tout dire, elle définit la possibilité intérieure de sa genèse transcendantale<a name="sdfootnote15anc" href="#sdfootnote15sym"><sup>15</sup></a>, comme l'explique encore cette phrase innocente : « le commerce a dépouillé les choses et les richesses de leur vertu première d'utilité ». […] « La valeur des marchandises, c'est leur rapport social et leur qualité économique. » Et toujours dans le même passage : « La marchandise acquiert une existence double, naturelle d'une part, purement économique de l'autre. » Ce qu'est cette existence purement économique, nous le savons ; c'est la représentation idéale d'une quantité déterminée de travail abstrait, c'est la représentation idéale d'une réalité idéale<a name="sdfootnote16anc" href="#sdfootnote16sym"><sup>16</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">D'où le caractère on ne peut plus réaliste de la valeur d'usage vis-à-vis d'une valeur d'échange toujours idéaliste et qui est d'autant plus trompeuse qu'elle va se parer des attributs de la raison scientifique avec la dite « science économique ». Allons plus loin encore dans l'analyse quand Marx met en relation le capital constant, c'est-à-dire : la « valeur des moyens de production consommés dans le cours de la production<a name="sdfootnote17anc" href="#sdfootnote17sym"><sup>17</sup></a> » et le capital variable, c'est-à-dire l'argent qui va servir à acheter la force de travail ce qu'Adam Smith définira comme étant le salaire du travailleur.</span></span></p>
<p style="margin-left: 2.07cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>L'analyse pure exige qu'il soit fait abstraction de cette partie de la valeur du produit où ne réapparait que la valeur du capital constant et que l'on pose ce dernier = 0<a name="sdfootnote18anc" href="#sdfootnote18sym"><sup>18</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>En posant c<a name="sdfootnote19anc" href="#sdfootnote19sym"><sup>19</sup></a> = 0, Marx dit que la production de valeur s'accomplit en l'absence de toutes les valeurs qui sont celles des moyens de production, en l'absence de ces moyens par conséquent. Il ne dit pas qu'elle s'accomplit en dépit de cette absence, d'une manière catastrophique ou désespérée. Il dit que la production de valeur s'accomplit totalement, parfaitement, en l'absence du capital constant et ses constituants matériels sont étrangers à la production de valeur, qu'ils n'ont point part à sa nature, que celle-ci consiste toute entière dans le capital variable, qui en est bien ainsi l'élément essentiel ou, pour mieux dire, l'essence même<a name="sdfootnote20anc" href="#sdfootnote20sym"><sup>20</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Je ne fais ici que rappeler des notions élémentaires de la pensée de Marx, éclairées par  Michel Henry, de façon à pouvoir penser le copyleft en rapport. Pourquoi cette mise en rapport me paraît-elle pertinente ? Pour deux raisons principalement : </span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">La première raison touche à la survivance de la pensée de Marx après que nous ayons traversé les illusions du communisme d'Etat. Traversée apocalyptique qui nous permet aujourd'hui d'être désillusionnés vis-à-vis du crédit porté à la toute puissance de la science   et de sa prétention à conduire la destinée humaine via la maîtrise de l'histoire. Nous en avons fait l'expérience, il n'y a pas de « Raison dans l'histoire », pas de lutte finale qui accomplisse la fin de l'histoire, mais au contraire, la reconnaissance aujourd'hui que la fin de l'histoire est d'être sans fin<a name="sdfootnote21anc" href="#sdfootnote21sym"><sup>21</sup></a>.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">La deuxième raison touche à la notion de copyleft qui, après la non moins apocalyptique traversée du capitalisme que nous sommes encore en train de vivre, nous permet de reconsidérer des notions essentielles de l'activité humaine à l'ère du numérique et de l'internet et qui concerne son caractère politique et culturel.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%">
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><strong>Les faits du copyleft.</strong></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Le copyleft modifie l'usage qu'il est possible de faire des productions de l'esprit (à condition qu'elles soient sanctionnées par le droit d'auteur). Nous l'avons vu, dans le respect du droit d'auteur, il est possible de copier, diffuser et modifier les œuvres, y compris d'en avoir un usage commercial. La seule restriction, mais qui garantit les libertés allouées, est de ne pas avoir d'usage exclusif des œuvres mises sous copyleft.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%">
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"> <strong>Le copyleft comme usage de l'art.</strong></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Par « usage de l'art », entendons la pratique inventive de la vie quotidienne. Cette expression renvoie au titre de l'ouvrage de Nicolas Bouvier, <em>L'usage du monde</em>, un livre devenu emblématique de l'art de voyager.</span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas a prouver qu’il se suffit a lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait<a name="sdfootnote22anc" href="#sdfootnote22sym"><sup>22</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Faire, défaire, refaire, parfaire, le copyleft permet de prendre en considération l'usage des données qui constituent notre environnement culturel. Il invite à mettre l'accent sur la valeur d'usage des productions de l'esprit plutôt que la valeur d'échange qui aujourd'hui capte notre attention. C'est le matériau numérique et l'internet tel qu'il a pu se créer avec les protocoles ouverts qui matérialisent cette réalité où les œuvres ne valent que par l'usage qui en est fait : par la copie, la diffusion et la transformation. Sans oublier l'impossibilité, elle-même matérielle, d'avoir un pouvoir exclusif sur ce qui se crée dans ces conditions car le numérique élimine la rivalité des productions en remettant en cause la valeur d'échange liée à leur rareté. Les biens, non seulement ne sont plus rares, ils sont multipliables à l'envi. Nous avons là un usage sans usure, dans les deux sens du mot « usure », c'est-à-dire sans que l'objet produit ne s'use par sa multiplication et sans qu'il ne soit possible de capitaliser dessus avec intérêt. Il n'y a pas de prêt, pas d'intérêt, c'est l'objet qui, on ne peut plus près, devient intéressant pour l'usage qu'il est possible d'en faire. Cet usage de l'art est commun, c'est un acte banal où tout un chacun peut exercer son art à partir et avec l'art d'autrui.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Un usage de l'art, redisons-le, comme usage du monde. Ce n'est pas l'utilisation de l'art à des fins achevées mais au contraire, un usage sans fin, sans finalités et la perpétuation infinie des ressources de l'art, de ses possibilités, de ses sources et re-sources. Nous ne sommes pas dans l'utilitarisme, mais dans son inverse. Là où la quête de l'objet n'est motivée que par son utilité comme finalité, nous sommes avec l'usage fait de l'art dans le fonctionnement même de l'objet d'art ouvert à toutes fins possibles. L'usage de l'art est à l'utilitarisme ce que le voyage est au tourisme, ou ce que la vacance est aux vacances. </span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Prolongeons notre analogie de l'usage du monde avec le voyage et rapprochons l'usage de l'art où l'art retrouve sa fonction opérante, de l'exotisme selon ce qu'en dit Victor Segalen, c'est-à-dire une « esthétique du divers ». </span></span></p>
<p style="margin-left: 1.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>[…] la sensation d'exotisme qui n'est autre que la notion du différent ; la perception du Divers ; la connaissance que quelque chose n'est pas soi-même ; et le pouvoir d'exotisme, qui n'est que le pouvoir de concevoir autre<a name="sdfootnote23anc" href="#sdfootnote23sym"><sup>23</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Ce rapprochement avec l'exotisme comme « esthétique du divers » est particulièrement  intéressant car il permet, alors que nous prenions nos distances avec l'esthétique pour retrouver l'art en sa valeur d'usage, de ne pas verser dans la négation des formes, négation d'un plaisir subjectif et qui aboutirait, finalement, à nier là aussi, un art possible. Ce divers de l'esthétique, tel que Ségalen en fait l'éloge, en prenant volontairement le mot « exotisme » et tout ce qu'il représente comme clichés carte postale, nous permet également de faire retour sur les possibles qualités artistiques de l'esthétique. Qualités formelles qui ne contreviennent pas à celles de l'art, à son usage, à sa fonction opératoire.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Pour cela il est nécessaire de comprendre l'esthétique comme une « es-éthique », c’est-à-dire une connaissance intime de l’éthique, où les formes rencontrent la sculpture de soi comme éthique de vie. Dans ce cas, comme l'observait Wittgenstein, </span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>l'éthique et l'esthétique sont une seule et même chose<a name="sdfootnote24anc" href="#sdfootnote24sym"><sup>24</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Comment ? En ce que l'art, grâce à des principes éthiques de création qui excèdent l'esthétique, retrouve alors de sa fonction opératoire. C'est précisément ce que fait aujourd'hui le copyleft en posant, de façon légale via une licence juridique, la copie, la diffusion, la transformation des œuvres et l'interdiction de jouissance exclusive.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-style: normal"><span style="text-decoration: none">Unir l'esthétique à l'éthique c'est tout simplement observer ce qu'il y a de réel dans la création au delà du simple critère de jugement de goût dont l'art, que nous dirons conventionnel, fait l'objet. </span></span></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Paul Audi, dans son ouvrage intitulé <em>Créer, introduction à l'esth/éthique<a name="sdfootnote25anc" href="#sdfootnote25sym"><sup>25</sup></a></em>, insiste sur ce croisement au cœur de la création et qui ne consiste pas seulement à produire des objets dits d'art.</span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>Créer, répétons-le encore une fois, est cet « événement » d'ordre esth/éthique qui consiste à redonner de la puissance à la vie, en lui ouvrant le champ des possibles. Certes, cette ouverture passe par une certaine production, mais elle ne s'y réduite guère. Car produire, c'est produire un objet, à partir du monde et dans l'horizon visible du monde ; alors que créer, c'est créer du possible à partir de la vie et sur le plan invisible de la vie. Cette distinction explique d'ailleurs pourquoi nul ne sait jamais </em><span style="font-style: normal">s'il crée</span><em> quand il produit quelque chose. Tous les artistes produisent des œuvres, mais ceux qui créent sont ceux dont la production </em><span style="font-style: normal">instaure</span><em> un domaine de possibilités qui ouvre la vie à une dimension nouvelle et inaperçue, qui lui donne tout d'un coup une portée différente et originale, une extension, pour ne pas dire une expansion, dont on ne soupçonnais guère (dont peut-être le créateur ne soupçonnait même pas!) qu'elle pût exister avant l'évènement  de la création. C'est dire qu'il y a toujours dans cet événement non seulement quelque chose de soudain et d'inattendu, mais de miraculeux ou de prodigieux, parce que l'instauration d'un domaine de possibilités agit sur le réel à la manière d'une </em><span style="font-style: normal">transfiguration<a name="sdfootnote26anc" href="#sdfootnote26sym"><sup>26</sup></a></span><em>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Ce mot « transfiguration » est lui aussi très intéressant car il dit le caractère entier d'une transformation, d'une mue. Certains animaux, comme par exemple les lépidoptères, autrement dit les papillons, agissent ainsi : la chenille devient chrysalide puis<em> imago</em><a name="sdfootnote27anc" href="#sdfootnote27sym"><sup>27</sup></a>. Sans parler de la Transfiguration<a name="sdfootnote28anc" href="#sdfootnote28sym"><sup>28</sup></a> qui est, pour les chrétiens, ce moment historique préfigurant la résurrection de la chair, la victoire de la vie sur la mort et l'avènement de la vie éternelle. Ceci rappelé dans le rituel de la communion avec la transsubstantiation<a name="sdfootnote29anc" href="#sdfootnote29sym"><sup>29</sup></a>, opération dans laquelle les croyants consomment réellement le corps et le sang du Christ à travers le pain et le vin de l'eucharistie<a name="sdfootnote30anc" href="#sdfootnote30sym"><sup>30</sup></a>. Loin d'être un symbole, c'est, pour les pratiquants, une réalité matérielle, effective et qui opère le vivant réellement, tout à la fois l'esprit, le corps et le cours de la vie. Autrement dit, nous sommes là en présence d'une réalité révolutionnante, produisant une révolution effective pour ceux qui en ont été touchés, la seule certainement qui ait eu lieu réellement dans l'histoire.</span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>Marx certes était athée, « matérialiste », etc. Mais chez un philosophe aussi il convient de distinguer ce qu’il est et ce qu’il croit être. Ce qui compte, ce n’est d’ailleurs pas ce que Marx pensait et que nous ignorons, c’est ce que pensent les textes qu’il a écrits. Ce qui paraît en eux, de façon aussi évidente qu’exceptionnelle dans l’histoire de la philosophie, c’est une métaphysique de l’individu. Marx est l’un des premiers penseurs chrétiens de l’Occident<a name="sdfootnote31anc" href="#sdfootnote31sym"><sup>31</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Revenons, après cette incise sur la question de la transformation, c'est-à-dire du travail vivant et de la vie elle-même, à notre sujet, le copyleft et la valeur d'usage qui le constitue. </span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Et c'est par la notion de <em>praxis<a name="sdfootnote32anc" href="#sdfootnote32sym"><sup>32</sup></a></em>, que je vais finir mon exposé. </span></span></p>
<p style="line-height: 150%">
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><strong>Pratique critique de l'art</strong></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Cette notion centrale chez Marx rejoint celle du copyleft quand celle-ci n'est pas seulement une idée, une bonne idée, une idée louable, un concept intéressant, mais quand elle est cette « activité humaine sensible » ou encore cette « activité effective sensible »<a name="sdfootnote33anc" href="#sdfootnote33sym"><sup>33</sup></a> pour reprendre la définition que donne Marx de la pratique, autrement dit de la <em>praxis</em>, et qui n'a de réalité que dans la concrétude de la subjectivité de son acte. Cette pratique, mise en regard avec la pensée, productrice de théorie, n'est pas l'accomplissement de la théorie en pratique mais la pratique même d'une pensée active et qui se concrétise en faits et gestes.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">À l'objectivité d'une théorie prétendant à la vérité scientifique s'interpose la subjectivité de l'individu qui agit concrètement. Pour autant, il y a rapport entre la théorie et la pratique, car la pratique est la condition pour qu'une théorie puisse devenir effective.</span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>La question de savoir s'il y a lieu de reconnaître à la pensée humaine une vérité objective n'est pas une question théorique mais une question pratique. C'est dans la pratique qu'il faut que l'homme prouve sa vérité, c'est-à-dire la réalité et la puissance de sa pensée dans ce monde et pour notre temps<a name="sdfootnote34anc" href="#sdfootnote34sym"><sup>34</sup></a>. </em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Et donc, </span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>L'opposition de la praxis et de la théorie fonde la distinction du travailleur et du non-travailleur. Imaginons un coureur sur la cendrée du stade. En tant qu'objet de l'intuition, comme phénomène empirique, objectif, sensible, naturel, sa course est là pour tous et pour chacun. Mais les spectateurs regardent et ne font rien. Ce n'est donc pas l'intuition empirique de la course, son apparence objective qui peut la définir, constituer sa réalité, elle n'est justement que son apparence. La réalité de la course réside dans la subjectivité de celui qui court, dans l'expérience vécue qui n'est donnée qu'à lui et le constitue comme individu, comme cet individu en train de courir, comme un individu « déterminé » pour parler comme Marx. C'est là ce que signifie l'affirmation décisive de la première thèse selon laquelle la pratique est subjective. Parce que la pratique est subjective, la théorie qui est toujours la théorie d'un objet, ne peut atteindre la réalité de cette pratique, ce qu'elle est en elle-même et pour elle-même, sa subjectivité précisément, mais seulement se la représenter, de telle manière que cette représentation laisse nécessairement hors d'elle l'être réel de la pratique, l'effectivité du faire. La théorie ne fait rien<a name="sdfootnote35anc" href="#sdfootnote35sym"><sup>35</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Il s'agit là d'un renversement de perspective où ce n'est pas la théorie qui guide la pratique mais la pratique qui réalise la théorie. L'action est ce moment où la pratique est pensée concrète. </span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">A<span style="font-weight: normal">gir alors, consiste à, comme le dit Bergson « pousser l'intelligence hors de chez elle » de façon à « briser le cercle du donné » :</span></span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>Il est de l’essence du raisonnement de nous enfermer dans le cercle du donné. Mais l’action brise le cercle. Si vous n’aviez jamais vu un homme nager, vous me diriez peut-être que nager est chose impossible, attendu que, pour apprendre à nager, il faudrait commencer par se tenir sur l’eau, et par conséquent savoir nager déjà. Le raisonnement me clouera toujours, en effet, à la terre ferme. Mais si, tout bonnement, je me jette à l’eau sans avoir peur, je me soutiendrai d’abord sur l’eau tant bien que mal et en me débattant contre elle, et peu à peu je m’adapterai à ce nouveau milieu, j’apprendrai à nager (…) Il faut brusquer les choses, et, par un acte de volonté, pousser l’intelligence hors de chez elle<a name="sdfootnote36anc" href="#sdfootnote36sym"><sup>36</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-weight: normal">Agir n'est pas non plus s'agiter, on coulerait, si on reprend l'exemple de la nage, au fond de l'eau, l'action n'est pas l'activisme car elle se déploie dans le non-agir<a name="sdfootnote37anc" href="#sdfootnote37sym"><sup>37</sup></a> de façon à ce que cette ouverture du cercle soit confirmée. Autrement dit, à se laisser porter par l'eau, se découvrant flotter et comprendre ainsi la nature de l'eau et pouvoir nager. Car le non-faire est l'autre du faire, de la même façon que le copyleft est l'autre de l'auteur. </span></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-weight: normal">L'action ouvre et ouvre à l'action. Cette action n'est pas un enfermement, contrairement à l'activisme qui n'est, en fait, que le miroir de l'idéalisme, son activation, sa projection figée par le fantasme d'un agir définitif. Avec la </span><em><span style="font-weight: normal">praxis</span></em><span style="font-weight: normal">, comme réalité de la pratique et pratique de la réalité, il s'agit d'être dans l'intimité subjective de là où ça se passe, là où ça passe et c'est entre nous, entre toutes les subjectivités, là où c'est réel. C'est dire également pourquoi la subjectivité de l'individu pratiquant cette « activité effective sensible » n'est pas l'individualisme renfermé sur lui-même<a name="sdfootnote38anc" href="#sdfootnote38sym"><sup>38</sup></a>, mais au contraire, l'action même de l'ouverture des individus aux individus. Ceci formant, non pas un cercle comme une communauté ou un collectif ou encore un parti mais un espace d'actions où chacun excède le cercle des données de chacun. Comment nommer cet espace commun à tout un chacun ? Peut-être un espace comme un espace comme un espace comme espace commun espace comme&#8230; un espace commun espace comme un espace comme un espace, comme une unité jamais close et qui s'exerce dans la réelle présence de son histoire infinie.</span></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Pour conclure momentanément je citerai un passage de la thèse que j'ai soutenu en mai 2011 sur le copyleft<a name="sdfootnote39anc" href="#sdfootnote39sym"><sup>39</sup></a> </span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>Posons ceci : l'art consiste à ne pas rester « enfermé dans le cercle du donné » car la liberté d'action qui ouvre sur l'invention et la découverte de l'inconnu ne peut se satisfaire de ce qui est donné comme connu. Le don, pour l'art, mais également le don par l'art, est cette action qui ouvre le donné et change la donne. Non pour la nier, mais pour en poursuivre le mouvement d'ouverture. Le cercle qui enfermait est brisé, l'action a fait passage et ce qui fait acte est une forme de passage.</em></span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>L'art, avons-nous dit, mais qui plus est, l'art libre, car l'ouverture créée par le copyleft, de fait, change la donne de l'art. Si l'art (Ars, technè), est une « activité humaine qui, au lieu de se plier aux lois de la Nature, permet à l'homme d'agir selon sa propre nature »<a name="sdfootnote40anc" href="#sdfootnote40sym"><sup>40</sup></a>, et si l'action auquel pousse le copyleft est une praxis, c'est-à-dire une « activité immanente d'un sujet (opposée à l'action transitive, qui s'exerce sur un objet) »<a name="sdfootnote41anc" href="#sdfootnote41sym"><sup>41</sup></a>, alors cette praxis ne s'oppose pas à la poésie (poïêsis), qui est « l'activité transitive de l'homme sur les choses »<a name="sdfootnote42anc" href="#sdfootnote42sym"><sup>42</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>[...]</em></span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>Cette action <span style="text-decoration: none">praxis croise l'action poïêsis, l'immanent rencontre le transitif parce que l'ouverture (par la copie, la diffusion et la transformation) crée une activité où, le fruit de la rencontre entre la praxis et la poïêsis, est un ars, une technè, qui permet à l'homme d'agir, non plus seulement « selon sa propre nature » mais, selon la relation qui s'instaure entre lui et l'environnement. </span></em></span></span></p>
<p style="margin-left: 2.01cm; margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;"><em>Il y a donc un dialogue et non plus seulement la marque d'un auteur<a name="sdfootnote43anc" href="#sdfootnote43sym"><sup>43</sup></a>.</em></span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Le copyleft remet tout simplement à jour ce que nous avions eu tendance à oublier : l'intempestif de la création qui coule de source depuis la nuit des temps. </span></span></p>
<p style="line-height: 150%"><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: medium;">Nous sommes, aujourd'hui comme hier et demain, à l'âge du faire et que faire c'est refaire, défaire, parfaire, faire des affaires, ne pas s'en faire, n'en avoir rien à faire et faire d'un tout petit rien un tout petit tout et puis s'en va et ainsi de suite, où <em>praxis</em> et <em>poïêsis</em> croisent le faire pour l'ouvrir offert aux faires, y compris le non-faire, autre du faire.</span></span></p>
<p style="line-height: 150%">
<p><span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: x-small;">Antoine Moreau, « Le copyleft, un art de l'usage dans une économie de l'échange. », Texte de la deuxième partie du séminaire donné à l'invitation de Art&amp;Flux, le 07 février 2012, à la New York University in France, Paris. <a href="http://art-flux.univ-paris1.fr/spip.php?article388">http://art-flux.univ-paris1.fr/spip.php?article388</a> </span></span> <span style="font-family: Palatino,serif;"><span style="font-size: x-small;">Copyleft : ce texte est libre, vous pouvez le copier, le diffuser et le modifier selon les termes de la Licence Art Libre <a href="../../../../../">http://artlibre.org</a> </span></span></p>
<div id="sdfootnote1"><a name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a>M. 	HENRY, <em>Voir l'invisible. Sur Kandinsky</em>, PUF, Paris, 2005, p. 	209, 210.</div>
<div id="sdfootnote2"><a name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2</a>M. 	HENRY, <em>Marx</em>, Gallimard, Tel, 1976.</div>
<div id="sdfootnote3"><a name="sdfootnote3sym" href="#sdfootnote3anc">3</a>M. 	HENRY, <em>Idem</em>, p. 7.</div>
<div id="sdfootnote4"><a name="sdfootnote4sym" href="#sdfootnote4anc">4</a>F. 	ENGELS, <em>« Lettre à E. Bernstein, 2 novembre 1882 »</em>, 	Marxists Internet Archive,   	<a href="http://www.marxists.org/francais/engels/works/1882/11/fe18821102.htm">http://www.marxists.org/francais/engels/works/1882/11/fe18821102.htm</a> (page visitée le 24/01/12).</div>
<div id="sdfootnote5"><a name="sdfootnote5sym" href="#sdfootnote5anc">5</a>HEGEL, 	<em>Esthétique</em>, textes choisis par Claude Khodoss, PUF, 2004, 	p. 23.</div>
<div id="sdfootnote6"><a name="sdfootnote6sym" href="#sdfootnote6anc">6</a><span style="font-family: Georgia;"><span style="font-size: x-small;"><span lang="fr-FR">K . 	MARX, </span></span></span><em><span style="font-family: Georgia;"><span style="font-size: x-small;"><span lang="fr-FR">Introduction 	de 1857, in : Contribution à la critique de l’économie 	politique</span></span></span></em><span style="font-family: Georgia;"><span style="font-size: x-small;"><span lang="fr-FR">, 	trad. M. Husson et G. Badia, Paris, Editions sociales, 1977, p. 158, 	cité par I. GARO, </span></span></span><span style="font-family: Georgia;"><span style="font-size: x-small;"><span lang="fr-FR"><em>Marx 	et la critique de l'esthétique</em></span></span></span><span style="font-family: Georgia;"><span style="font-size: x-small;"><span lang="fr-FR">, </span></span></span><a href="http://www.marxau21.fr/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=54:marx-et-la-critique-de-lesthetique&amp;catid=54:culture-arts-a-esthetique&amp;Itemid=77">http://www.marxau21.fr/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=54:marx-et-la-critique-de-lesthetique&amp;catid=54:culture-arts-a-esthetique&amp;Itemid=77</a><span style="font-family: Georgia;"><span style="font-size: x-small;"><span lang="fr-FR">, 	s d, Marx au XXIe siècle (page visitée le 19/01/2012).</span></span></span></div>
<div id="sdfootnote7"><a name="sdfootnote7sym" href="#sdfootnote7anc">7</a>M. 	HENRY, <em>op. cit.</em>, p. 687.</div>
<div id="sdfootnote8"><a name="sdfootnote8sym" href="#sdfootnote8anc">8</a>Wikipedia 	<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Valeur_d%27usage">https://fr.wikipedia.org/wiki/Valeur_d%27usage</a></div>
<div id="sdfootnote9"><a name="sdfootnote9sym" href="#sdfootnote9anc">9</a>Wikipedia 	<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Valeur_d%27%C3%A9change">https://fr.wikipedia.org/wiki/Valeur_d%27%C3%A9change</a></div>
<div id="sdfootnote10"><a name="sdfootnote10sym" href="#sdfootnote10anc">10</a>K. 	MARX, <em>Œuvres</em>, Pleiade, tome I, p. 618, cité par M. HENRY, 	<em>Marx</em>, Gallimard Tel, 1976, p. 659.</div>
<div id="sdfootnote11"><a name="sdfootnote11sym" href="#sdfootnote11anc">11</a>K. 	MARX, <em>idem</em>, tome I, p. 278 cité par M. HENRY, <em>idem</em>, 	p. 696.</div>
<div id="sdfootnote12"><span style="font-size: x-small;"><a name="sdfootnote12sym" href="#sdfootnote12anc">12</a>M. 	HENRY, <em> op. cit,</em><span style="font-style: normal"> p. 	713.</span></span></div>
<div id="sdfootnote13"><a name="sdfootnote13sym" href="#sdfootnote13anc">13</a>« Le 	hacking, notamment celui touchant à l'informatique, est une 	pratique visant à un échange « discret » d'information en 	fouillant ou bidouillant. » 	<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hacking">https://fr.wikipedia.org/wiki/Hacking</a> (page visitée le 20/01/12).</div>
<div id="sdfootnote14"><a name="sdfootnote14sym" href="#sdfootnote14anc">14</a><span style="font-style: normal">M. 	DE CERTEAU, </span><em>L'invention du quotidien, 1. arts de faire</em><span style="font-style: normal">, </span><em>op. cit</em>. Introduction générale, p. XXXVII.</div>
<div id="sdfootnote15"><a name="sdfootnote15sym" href="#sdfootnote15anc">15</a>« 	[...] parce que, pour Marx, la possibilité de savoir, la 	théorie repose sur la réalité. C’est pourquoi, de Kant à Marx, 	la question transcendantale se déplace , elle n’est plus une 	interrogation portant sur la possibilité principielle de la 	science, en l’occurrence l’économie politique, mais concerne 	d’abord la réalité qui vient faire l’objet de cette science, 	l’ « économie » entendue maintenant dans sa relation à la 	praxis et aux modes fondamentaux de son accomplissement effectif. Ce 	sont ces modes qui forment désormais le thème de la philosophie 	transcendantale. Quand il s’agit de l’économie marchande, 	c’est-à-dire justement l’une des modalités essentielles selon 	lesquelles la praxis humaine s’est accomplie et continue de 	s’accomplir aujourd’hui, la question est donc celle-ci : 	qu’est-ce qui rend possible une telle économie? Qu’est-ce qui 	fait que quelque chose comme l’échange a pu se produire dans 	l’histoire et, d’une manière principielle, peut le faire? », 	M. HENRY, <em>op. cit</em>., p. 613. Note de bas de page rajouté par 	nous.</div>
<div id="sdfootnote16"><a name="sdfootnote16sym" href="#sdfootnote16anc">16</a>M. 	HENRY, <em>op. cit. </em>p. 656 citant MARX, <em>Grundrisse</em>, II, p. 	412 et I, p. 75, 76.</div>
<div id="sdfootnote17"><a name="sdfootnote17sym" href="#sdfootnote17anc">17</a>K. 	MARX, <em>Œuvres</em>, Gallimard Pléiade, tome I, p. 705, cité par 	M. HENRY, <em>op. cit.</em> p. 767.</div>
<div id="sdfootnote18"><a name="sdfootnote18sym" href="#sdfootnote18anc">18</a>K. 	MARX, i<em>dem</em>, p. 765, cité par M. HENRY, <em>idem</em> p. 767, 	768.</div>
<div id="sdfootnote19"><a name="sdfootnote19sym" href="#sdfootnote19anc">19</a>i.e. 	capital constant.</div>
<div id="sdfootnote20"><a name="sdfootnote20sym" href="#sdfootnote20anc">20</a><em>Idem</em>, 	p. 769.</div>
<div id="sdfootnote21"><a name="sdfootnote21sym" href="#sdfootnote21anc">21</a>« la 	fin-but se réalisant, suivant le langage humain, après la 	fin-terme de l’histoire, est par là elle-même insérée, en son 	existence, dans une relation au moins quasi historique, et cette 	imprégnation historisante se confirme en ce que son contenu éternel 	apparaît comme étant lui-même une histoire, certes purement 	spirituelle, en quelque sorte supra-historique ou éternelle. C’est 	ainsi que Saint Augustin fait déboucher le septième et dernier 	jour de la grande semaine de l’histoire, jour en repos du Jugement 	ou de l’Arrêt divin, à travers un passage qui n’en est plus 	un, car ce septième jour « n’a pas de soir », dans un huitième 	jour, celui de la béatitude de l’âme retrouvant son corps 	ressuscité, huitième jour qui, comme un jour, poursuit l’histoire, 	mais comme jour huitième, jour d’après la semaine historique des 	sept jours, comme « jour éternel », n’est plus l’histoire, 	elle, en tant que proprement histoire, bien finie. La fin de 	l’histoire est réelle, elle clôt réellement l’histoire, mais 	en s’ouvrant, « fin sans fin », dit Augustin, à et, mieux, en 	la vie éternelle qui, pour un être fini, est bien encore un 	devenir, une « histoire » transfigurée, infiniment 	post-historique. Cette fin paradoxale, tout comme la totalité, la 	finalité et l’unité ou universalité de l’histoire, seront 	l’objet de la laïcisation rationnelle opérée par toutes les 	philosophies de l’histoire. » B. BOURGEOIS, <em>« La 	fin de l'histoire »,</em> séance du 12 décembre 2005, 	Académie des Sciences Morales et Politiques, 	<a href="http://www.asmp.fr/travaux/communications/2005/bourgeois.htm">http://www.asmp.fr/travaux/communications/2005/bourgeois.htm</a> (page visitée le 23/01/12).  « Ce septième âge sera notre sabbat, 	et ce sabbat n’aura pas de soir, mais il sera le jour du Seigneur 	et, pour ainsi dire, un huitième jour éternel : car le dimanche, 	consacré par la résurrection du Christ, préfigure l’éternel 	repos, et de l’esprit, et du corps. Là, nous nous reposerons et 	nous verrons ; nous verrons et nous aimerons ; nous aimerons et nous 	louerons. Voilà ce qui sera à la fin, sans fin. Et quelle autre 	fin avons-nous, sinon de parvenir au Royaume qui n’aura pas de fin 	? » Saint AUGUSTIN, <em>La Cité de Dieu, tome 3</em>, XXII, 30, 5, 	Seuil, Points Sagesse, 2004.</div>
<div id="sdfootnote22"><a name="sdfootnote22sym" href="#sdfootnote22anc">22</a>N. 	BOUVIER, <em>L'usage du monde</em>, Petite Bibliothèque Payot, 1992, 	p. 12.</div>
<div id="sdfootnote23"><a name="sdfootnote23sym" href="#sdfootnote23anc">23</a>V. 	SEGALEN, <em>Œuvres complètes</em>, tome I, « Essai sur 	l'exotisme », Robert Lafont, Bouquin, 1995, p. 749</div>
<div id="sdfootnote24"><a name="sdfootnote24sym" href="#sdfootnote24anc">24</a> L. WITTGENSTEIN, <em>Tractacus</em> l<em>ogico-philosophicus,</em> 6.421, tra. G. G. Granger, Paris, Gallimard, 1993, p. 110. Cité par 	P. AUDI, <em>Créer, introduction à l'esth/éthique, </em><span style="font-style: normal">Verdier, 	2010,</span> p. 128.</div>
<div id="sdfootnote25"><a name="sdfootnote25sym" href="#sdfootnote25anc">25</a>P. 	AUDI, <em>Créer, introduction à l'esth/éthique, </em><span style="font-style: normal">Verdier, 	2010.</span></div>
<div id="sdfootnote26"><a name="sdfootnote26sym" href="#sdfootnote26anc">26</a>P. 	AUDI, <em>Idem</em>, p. 163.</div>
<div id="sdfootnote27"><a name="sdfootnote27sym" href="#sdfootnote27anc">27</a>« Le 	terme d’imago (au masculin) désigne le stade final du 	développement d'un insecte ptérygote, ayant effectué sa 	métamorphose. Il s'agit aussi du stade adulte reproducteur, par 	opposition aux stades larvaires qui, sauf cas particuliers, ne sont 	pas capables d'effectuer la reproduction. L'imago est caractérisé 	par le développement des ailes (sauf chez les espèces 	secondairement aptères) et de l'appareil génital. La mue qui 	aboutit à l'imago est dite imaginale. », 	<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Imago">http://fr.wikipedia.org/wiki/Imago</a> (page visitée le 24/01/12).</div>
<div id="sdfootnote28"><a name="sdfootnote28sym" href="#sdfootnote28anc">28</a>« La 	Transfiguration », Service Biblique Catholique, 	<a href="http://www.bible-service.net/site/640.html">http://www.bible-service.net/site/640.html</a> (page visitée le 21/01/12).</div>
<div id="sdfootnote29"><a name="sdfootnote29sym" href="#sdfootnote29anc">29</a>« Définition : 	Transsubstantiation », Église Catholique en France, 	<a href="http://www.eglise.catholique.fr/ressources-annuaires/lexique/definition.html?lexiqueID=553">http://www.eglise.catholique.fr/ressources-annuaires/lexique/definition.html?lexiqueID=553</a> (page visitée le 21/01/12).</div>
<div id="sdfootnote30"><a name="sdfootnote30sym" href="#sdfootnote30anc">30</a>Du 	grec ancien εὐχαριστία / eukharistía, qui signifie « 	action de grâce ».</div>
<div id="sdfootnote31"><a name="sdfootnote31sym" href="#sdfootnote31anc">31</a>M. 	HENRY, <em>op. cit. </em>p. 918, 919.</div>
<div id="sdfootnote32"><a name="sdfootnote32sym" href="#sdfootnote32anc">32</a><em><span style="font-weight: normal">« activité 	immanente d'un sujet (opposée à l'action transitive, qui s'exerce 	sur un objet) » </span></em>I. GOBRY, <span style="font-size: x-small;"><em>Le 	vocabulaire grec de la Philosophie, </em></span><span style="font-size: x-small;"><span style="font-style: normal">Ellipses, 	2000</span></span><span style="font-size: x-small;"><em>,</em></span><em> </em>p. 128.</div>
<div id="sdfootnote33"><a name="sdfootnote33sym" href="#sdfootnote33anc">33</a>E. 	RENAULT, <em>Le vocabulaire de Karl Marx</em>, Ellipses, 2001, p. 46.</div>
<div id="sdfootnote34"><a name="sdfootnote34sym" href="#sdfootnote34anc">34</a>K. 	MARX, <em>Thèse sur Feuerbach</em>, cité sans références par M. 	HENRY, <em>op. cit.</em> p. 367.</div>
<div id="sdfootnote35"><a name="sdfootnote35sym" href="#sdfootnote35anc">35</a>M. 	HENRY, <em>op. cit. </em>p. 353.</div>
<div id="sdfootnote36"><a name="sdfootnote36sym" href="#sdfootnote36anc">36</a> H. BERGSON, L<em>’évolution créatrice</em>, <span style="font-style: normal">PUF, 	1941, 2006</span>, p.193 &#8211; 195.</div>
<div id="sdfootnote37"><a name="sdfootnote37sym" href="#sdfootnote37anc">37</a>« Par 	le Non-agir, / il n'y a rien qui ne se fasse. / C'est en restant 	toujours dans le Non-faire (wu shih) / que l'on gagne l'Empire. / 	Dès que l'on s'affaire, / on n'est pas à même de gagner 	l'Empire. » Lao TSEU, Tao Te King, traduit et commenté par M. 	CONCHE, PUF, 2003, p. 263.  Commentaire de M. CONCHE : 	« L'homme-poète est le contraire de l'homme d'action – 	l'homme de la raison calculante, qui agence des moyens en vue d'une 	fin, afin de maîtriser ce qui peut se produire et de faire dépendre 	les évènements de la volonté de l'homme. Mais, sans l'homme – 	l'interventionnisme humain -, le cours des choses est déjà 	orienté. Car il y a une Voie déjà définie en toutes choses. Ne 	plus agir sur le monde est les laisser être selon sa spontanéité, 	le laisser aller. La Nature prend les choses en main, et il n'y a 	rien qui ne se fasse comme il convient que cela se fasse selon la 	Nature. Le Non-agir signifie l'accueil absolu de tout ce qui a lieu 	de soi-même, qui s'expose en vérité sous le Ciel : ainsi 	est-on en paix avec Tout-sous-le-Ciel – le monde. L'Accueil, 	n'écartant rien de ce qui se fait selaon la Voie, accepte avec 	semblable joie toutes les productions de la Nature, sans reconnaître 	aucun privilège à l'être humain. » <em>Idem</em>, p. 265.</div>
<div id="sdfootnote38"><a name="sdfootnote38sym" href="#sdfootnote38anc">38</a>Voir 	l'opposition de Marx à Max Stirner explicité par M. HENRY, <em>op. 	cit.,</em> p. 496 – 529.  M. STIRNER, <em>L'unique et sa propriété</em>, 	La Table Ronde, 2000.</div>
<div id="sdfootnote39"><a name="sdfootnote39sym" href="#sdfootnote39anc">39</a>A. 	MOREAU,<em> Le copyleft appliqué à la création hors logiciel. Une 	reformulation des données culturelles ?</em> Thèse en Sciences de 	l'Information et de la Communication, réalisée sous la direction 	de Monsieur Norbert Hillaire,  soutenue le 16 mai 2011 à 	l'Université de Nice Sophia Antipolis, 	<a href="http://antoinemoreau.org/index.php?cat=these">http://antoinemoreau.org/index.php?cat=these</a></div>
<div id="sdfootnote40"><a name="sdfootnote40sym" href="#sdfootnote40anc">40</a> I. GOBRY, <em>op. cit. </em>p. 108.</div>
<div id="sdfootnote41"><a name="sdfootnote41sym" href="#sdfootnote41anc">41</a><em> Idem,</em>p. 128.</div>
<div id="sdfootnote42"><a name="sdfootnote42sym" href="#sdfootnote42anc">42</a><em> Idem</em>, p. 106.</div>
<div id="sdfootnote43"><a name="sdfootnote43sym" href="#sdfootnote43anc">43</a>A. 	MOREAU, <em>op. cit. </em>p. 590</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://artlibre.org/archives/textes/980/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Promo-pub : Geekàdomicile.com / appel à publication.</title>
		<link>http://artlibre.org/archives/news/913</link>
		<comments>http://artlibre.org/archives/news/913#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 11:44:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Moreau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://artlibre.org/?p=913</guid>
		<description><![CDATA[Nous croyons en l'Internet libre et cherchons à promouvoir ses artistes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<pre><img class="alignnone size-full wp-image-916" title="geekadomicile" src="http://artlibre.org/wp-content/geekadomicile.jpg" alt="geekadomicile" width="700" height="182" />
Nous croyons en l'Internet libre et cherchons à promouvoir ses artistes.
Chaque semaine nous proposons de publier 4 oeuvres d'un artiste du
libre sur notre site.

Pour participer, il faut envoyer un mail à <a href="mailto:contact@geekadomicile.com">contact@geekadomicile.com</a> contenant:
- 4 oeuvres graphiques de résolution minimale : 1680x600px;
- une adresse url à afficher en haut de notre site <a href="http://www.geekadomicile.com/">http://www.Geekadomicile.com</a>

Nous envoyons une réponse par mail précisant quand les oeuvres seront
visibles au public.

Voulez-vous nous aider ?

Bien cordialement,
Didier de <a href="http://www.geek%c3%a0domicile.com/">www.Geekàdomicile.com</a></pre>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://artlibre.org/archives/news/913/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Séminaire ART&amp;FLUX. &#171;&#160;Le copyleft, un art de l’usage dans une économie de l’échange.&#160;&#187;</title>
		<link>http://artlibre.org/archives/news/907</link>
		<comments>http://artlibre.org/archives/news/907#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 16:08:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Moreau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://artlibre.org/?p=907</guid>
		<description><![CDATA[Séminaire ART&#038;FLUX.  "Le copyleft, un art de l’usage dans une économie de l’échange." par Antoine Moreau]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-full wp-image-908" title="art&amp;flux" src="http://artlibre.org/wp-content/header_article_tmpphpJjivwt.jpg" alt="art&amp;flux" width="652" height="119" /></p>
<p>MARDI 7 FEVRIER 2012 DE 18 H à 21H</p>
<p>New York University in France &#8211; Centre Académique, Culturel et de Recherche transatlantique &#8211; Salle 6.<br />
56, rue de Passy &#8211; 75016 Paris &#8211; Métro Passy ou Muette &#8211; code B 98 21 &#8211; (après la maison rouge).</p>
<p>DURÉE : 3H00. (séminaire ouvert)</p>
<p>&laquo;&nbsp;<strong>Le copyleft, un art de l’usage dans une économie de l’échange.</strong>&nbsp;&raquo; par Antoine Moreau</p>
<p>Le copyleft est une notion juridique issue des logiciels libres initiés par la Free Software Foundation. Il s’appuie sur le droit d’auteur en vigueur pour autoriser la copie, la diffusion et la transformation des logiciels en interdisant l’appropriation exclusive.</p>
<p>Rédigée en 2000, la Licence Art Libre a étendu ce principe de création à toutes productions de l’esprit. À la lumière de la lecture qu’a pu faire Michel Henry de Marx, nous nous interrogerons en particulier sur ce qu’implique le copyleft appliqué à la création artistique dans une économie contemporaine déterminée par la plus-value de l’échange marchand.</p>
<ul>
<li>Annonce sur le site <a href="http://art-flux.univ-paris1.fr/spip.php?article388" target="_blank">Art&amp;Flux</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://artlibre.org/archives/news/907/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Deuxième Rencontre du libre à Lion/mer</title>
		<link>http://artlibre.org/archives/news/898</link>
		<comments>http://artlibre.org/archives/news/898#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 11:02:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Moreau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://artlibre.org/?p=898</guid>
		<description><![CDATA[
Trois jours de rencontres autour du libre.
Dates : 27, 28 29 janvier 2012
Lieu : Salle Trianon, place du 18 juin 1940 14780 Lion sur Mer
Table ronde &#171;&#160;Homo numericus&#160;&#187;, le numérique dans nos vies, dimanche à 14h30
Antoine Moreau participera à la table ronde &#171;&#160;Homo numericus, le numérique dans nos vies&#160;&#187;, dimanche à 14h30.
Animé par Dominique Losay, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-899" title="rencontre_libre_Lion_mer" src="http://artlibre.org/wp-content/rencontre_libre_Lion_mer.png" alt="rencontre_libre_Lion_mer" hspace="65" vspace="5" /><br />
<em>Trois jours de rencontres autour du libre.<br />
Dates : 27, 28 29 janvier 2012<br />
Lieu : Salle Trianon, place du 18 juin 1940 14780 Lion sur Mer</em><br />
Table ronde &laquo;&nbsp;Homo numericus&nbsp;&raquo;, le numérique dans nos vies, dimanche à 14h30</p>
<p>Antoine Moreau participera à la table ronde &laquo;&nbsp;Homo numericus, le numérique dans nos vies&nbsp;&raquo;, dimanche à 14h30.</p>
<p>Animé par Dominique Losay, conseiller à la culture à la mairie de Lion sur Mer, avec la participation de Lionel Allorge (APRIL), Jean-Philippe Mengual (AccesslibreInfo), Hervé Le Crosnier* (Université de Caen), Cyprien Gay (AFUL), Antoine Moreau (Licence Art Libre) et certainement (présence à confirmer), Xavier de Mazenod (ZeVillage.net), Jean-Michel Billaut (Personalité numérique Acsel de l'année 2010), Pierre Alzon (Commerce en ligne).</p>
<ul>
<li>Plus d'infos : <a href="http://www.rencontres-du-libre.org/deuxiemes_rencontres_du_libre_lion_sur_mer/index.html" target="_blank">Rencontres du libre 2012</a>.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://artlibre.org/archives/news/898/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sauvegarde de l&#8217;internet libre et protection de la liberté d&#8217;expression</title>
		<link>http://artlibre.org/archives/news/865</link>
		<comments>http://artlibre.org/archives/news/865#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 05 Jul 2011 16:02:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Moreau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://artlibre.org/?p=865</guid>
		<description><![CDATA[Attention : Nous relayons cette info mais ne vous incitons pas à signer la pétition AVAAZ
Infos :
http://verbo.se/dont-sign-avaazorg-petitions
http://www.thesimonsfoundation.ca/peace-leaders/ricken-patel
http://www.youtube.com/watch?v=ehKGlT2EW1Q Hé hé ! :-)
Le gouvernement Sarkozy veut censurer internet  par un décret qui pourrait bloquer des sites et pages de recherche que  nous utilisons tous les jours. Mais un tollé national peut stopper cet  assaut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong><em>Attention : Nous relayons cette info mais ne vous incitons pas à signer la pétition AVAAZ</em></strong></h2>
<p>Infos :</p>
<p><a href="http://verbo.se/dont-sign-avaazorg-petitions" target="_blank">http://verbo.se/dont-sign-avaazorg-petitions</a></p>
<pre><a class="moz-txt-link-freetext" href="http://www.thesimonsfoundation.ca/peace-leaders/ricken-patel">http://www.thesimonsfoundation.ca/peace-leaders/ricken-patel</a></pre>
<pre><a class="moz-txt-link-freetext" href="http://www.youtube.com/watch?v=ehKGlT2EW1Q">http://www.youtube.com/watch?v=ehKGlT2EW1Q</a> Hé hé ! :-)</pre>
<blockquote><p><span><strong>Le gouvernement Sarkozy veut censurer internet</strong></span> <span> par un décret qui pourrait bloquer des sites et pages de recherche que  nous utilisons tous les jours. Mais un tollé national peut stopper cet  assaut contre la liberté d'expression.Ce nouveau décret permettrait aux ministres de retirer tout  contenu internet menaçant selon eux &laquo;&nbsp;l'ordre public&nbsp;&raquo;, sans passer par un  juge. C'est pourquoi le Conseil National du Numérique a condamné cette  mesure comme étant inconstitutionnelle, et les experts internationaux  sont en état d'alerte. </span></p>
<p><span> <strong>Le</strong> <strong>décret pourrait être adopté dans les prochains jours</strong>.</span></p>
<p><span> </span></p>
<p><span><strong> <a href="http://www.avaaz.org/fr/france_sauvons_internet/?vl"> </a></strong></span><span><strong>PETITION FRANCE SAUVONS INTERNET </strong></span><span><strong> </strong>Dans le droit français, les contenus dit &laquo;&nbsp;manifestement  illicites&nbsp;&raquo; comme la pédopornographie peuvent être retirés sans contrôle  judiciaire.<strong> Le nouveau décret donnerait à quelques ministres des  pouvoirs excessifs de censure arbitraire sur n'importe quel contenu en  ligne</strong>. Il obligerait les hébergeurs et les fournisseurs d'accès  internet à retirer ou filtrer tout contenu qualifié notamment  d'&nbsp;&raquo;atteinte à l'ordre public et à la protection des personnes&nbsp;&raquo;, une  définition très large menaçant la liberté d'expression.L'ONU estime que les mesures de filtrage sont excessives et  inefficaces et vient de condamner les lois françaises sur l'internet. Et  Reporters Sans Frontières a placé la France dans la liste des &laquo;&nbsp;pays  sous surveillance&nbsp;&raquo; qui recense les violations de la liberté d'expression  autour du monde. Enfin le Conseil National du Numérique a indiqué que  le blocage de sites <strong>violait la liberté d'expression protégée par la Constitution française</strong> et ignorait l'intérêt du public.Dans le monde entier, des gouvernements tentent de censurer  l’internet, outil vital pour les soulèvements arabes pro-démocratie et  permettant d’exposer au grand jour les abus de pouvoir et la corruption  dans tous les pays de la planète. Cependant, de Italie à la Syrie et de  l'Inde à la Turquie, les membres d’Avaaz se mobilisent pour défendre cet  espace crucial de liberté et de communication mondiale. Rejoignons-les  et protégeons l'internet en France.Avec espoir et détermination,l'équipe d'AvaazPOUR PLUS D'INFORMATIONS cliquez sur les liens suivants :</p>
<p><a href="http://avaaz.org/afp_filtrage_internet"> Levée de boucliers contre un projet gouvernemental pour filtrer internet, AFP </a></p>
<p><a href="http://avaaz.org/numerama_cnn">Décret LCEN fustigé : le gouvernement suivra-t-il l'avis du CNN, Numérama </a></p>
<p><a href="http://fr.rsf.org/surveillance-france,39712.html">La France, “pays sous surveillance” selon Reporters sans Frontières</a><br />
<a href="http://fr.rsf.org/surveillance-france,39712.html%0d%0a"> </a><br />
<a href="http://avaaz.org/maxisciences_onu_hadopi">L'ONU fustige la France et son Hadopi, Maxisciences</a></p>
<p><a href="http://avaaz.org/owni_filtrage">Nouveau rapport parlementaire dénonçant les mesures de blocage d’internet, OWNI</a> <a href="http://avaaz.org/owni_filtrage"><br />
</a><br />
<a href="http://avaaz.org/lefigaro_filtrage_internet_europe">Le filtrage d'Internet, une mesure contestée en Europe, Le Figaro</a></p>
<p><a href="http://avaaz.org/nouvelobs_eg8">eG8, le coup de com' numérique de Nicolas Sarkozy, NouvelObs</a></p>
<p><a href="http://j.mp/iMsj8K">Communiqué du Conseil National du Numérique présentant son avis négatif</a></p>
<p></span></p></blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://artlibre.org/archives/news/865/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Thèse &#171;&#160;Le copyleft appliqué à la création hors logiciel&#160;&#187;.</title>
		<link>http://artlibre.org/archives/news/853</link>
		<comments>http://artlibre.org/archives/news/853#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 07:33:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Moreau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Textes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://artlibre.org/?p=853</guid>
		<description><![CDATA[Le copyleft appliqué à la création hors logiciel.  Une reformulation des données culturelles ?
Thèse d'Antoine Moreau en Sciences de l'Information et de la Communication, réalisée sous la direction de Monsieur Norbert Hillaire, professeur des universités, co-directeur du laboratoire I3M (Information, Medias, Milieux, Médiation) et soutenue le 16 mai 2011 à l'Université de Nice Sophia [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 id="titart-3468">Le copyleft appliqué à la création hors logiciel.  Une reformulation des données culturelles ?</h3>
<p>Thèse d'Antoine Moreau en Sciences de l'Information et de la Communication, réalisée sous la direction de Monsieur Norbert Hillaire, professeur des universités, co-directeur du laboratoire I3M (Information, Medias, Milieux, Médiation) et soutenue le 16 mai 2011 à l'Université de Nice Sophia Antipolis avec la mention très honorable et les félicitations du jury.</p>
<p>Résumé :</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #888888;"> Le copyleft est une notion juridique issue des logiciels libres qui  autorise, dans le respect des droits de l'auteur, la copie, la diffusion  et la transformation des œuvres avec l'interdiction d'en avoir une  jouissance exclusive. C'est le projet GNU de la Free Software Foundation  initié par Richard Stallman avec la première licence libre copyleft  pour logiciels : la General Public License.<br />
Notre recherche concerne  le copyleft appliqué à la création hors logiciel telle que nous l'avons  initiée en 2000 avec la Licence Art Libre. À travers la pratique que  nous en avons et par l'observation de ses effets, nous nous interrogeons  sur la place de l'auteur à l'ère du numérique et de l'internet. Nous  découvrons une histoire, une histoire de l'art, qui n'est plus  déterminée par une fin mais qui débouche sur des créations infinies  réalisées par une infinité d'artistes mineurs et conséquents. Nous  observons que le copyleft n'est pas un processus de création ordinaire,  mais de décréation. Il s'agit d'affirmer, par la négative et la faille,  non la négation ou la faillite, mais la beauté d'un geste qui s'offre  gracieusement. Ce geste conjugue éthique et esthétique, il est  « es-éthique ». Nous comprenons qu'avec le copyleft, la technique est au  service d'une politique d'ouverture « hyper-démocratique », à l'image  de l'hypertexte du web qui troue les pages et ouvre sur l'altérité. Il  s'agit d'articuler le singulier au pluriel en un écosystème qui préserve  le bien commun de la passion du pouvoir. Une économie élargie excède,  sans le nier, le seul marché. Des œuvres copyleft affirment cette  réalité politique et culturelle où l'art forme la liberté commune à tous  et à chacun.</span></p>
<p>Jury :</p>
<p>Monsieur Leszek BROGOWSKI, Professeur, Université de Rennes II<br />
Monsieur Paul MATHIAS, Inspecteur général de l'Education nationale, Ministère de l'Education nationale<br />
Monsieur Norbert HILLAIRE, Professeur, Université de Nice<br />
Monsieur Jean-Max NOYER, Maître de conférences, HDR, Université de Nice
</p>
<p style="text-align: left;">
<ul>
<li><span style="color: #333399;"><strong>La thèse (800 pages, copyleft Licence Art Libre) : </strong></span></li>
</ul>
<h3><span style="color: #333399;"><a title="Le copyleft appliqué à la création hors logiciel" href="http://antoinemoreau.org/fichiers/These_copyleft_Antoine_Moreau.odt" target="_blank">fichier .odt</a> (5,5 Mo)       <a title="Le copyleft appliqué à la création hors logiciel" href="http://antoinemoreau.org/fichiers/These_copyleft_Antoine_Moreau.pdf" target="_blank">fichier .pdf</a> (9,5 Mo)        <a title="Le copyleft appliqué à la création hors logiciel" href="http://antoinemoreau.org/fichiers/These_copyleft_Antoine_Moreau.epub" target="_blank">fichier .epub</a> (5,4 Mo)</span></h3>
<p><span style="color: #333399;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;">Table des matières :</span></p>
<p>Sommaire<br />
Remerciements<br />
Introduction</p>
<p><strong>1. Le copyleft, un droit de l'auteur né du logiciel libre.</strong></p>
<p><em>1.1. L'auteur et le droit d'auteur.</em><br />
1.1.1. Introduction.<br />
1.1.2. Historique du droit d'auteur.<br />
1.1.2.1. Quelques dates significatives.<br />
1.1.2.2. Le droit d'auteur aujourd'hui en France.<br />
1.1.3. L'invention de l'auteur.<br />
1.1.3.1. Qu'est-ce qu'un auteur ?<br />
1.1.3.1.1. Définition, difficultés.<br />
1.1.3.1.2. Vie et mort de l'Auteur.<br />
1.1.3.1.3. La naissance des auteurs.<br />
1.1.4. Légitimité de l'auteur.<br />
1.1.4.1. Le droit dans la création : quelle création légitime ?<br />
1.1.4.1.1. Le vrai de l'œuvre.<br />
1.1.4.1.2. L'authenticité de l'auteur.<br />
1.1.4.2. Le net et le numérique : un nouveau statut de l'auteur.<br />
1.1.4.2.1. Problèmes de droit d'auteur liés au Peer-to-Peer.<br />
1.1.4.2.1.1. De la bouche à l'oreille, de l'oreille à la bouche : une langue 	vivante.<br />
1.1.4.2.1.2. Copie privée, privé de copies ?<br />
1.1.4.2.2. Des auteurs face à l'Auteur.<br />
1.1.4.2.3. Une autorité en moment de crise.<br />
1.1.4.2.4. Des blogs au phénomène facebook, le web 2.0.</p>
<p><em>1.2. Une moderne modernité : entre décréation et destruction.</em><br />
1.2.1. La figure de l'auteur comme créateur.<br />
1.2.1.1. Un sujet libre.<br />
1.2.1.2. Des mouvements libérateurs, les avant-gardes artistiques.<br />
1.2.1.2.1. Dada.<br />
1.2.1.2.2. Futurisme.<br />
1.2.1.2.3. Abstraction.<br />
1.2.1.2.4. La Biennale de Paris.<br />
1.2.1.2.5. Quel commun aux avant-gardes ?<br />
1.2.2. L'art de la technique.<br />
1.2.2.1. Tekné versus ars ?<br />
1.2.2.2. Des machines et de l'intelligence.<br />
1.2.2.2.1. L'intelligence de l'opération.<br />
1.2.2.2.2. Le calcul des machines.<br />
1.2.2.3. La faille, condition d'invention.<br />
1.2.3. Le moteur de la création : une explosion des formes.<br />
1.2.3.1. De l'insu de la création à l'incréation sue.<br />
1.2.3.2. De la décréation versus déculturation.<br />
1.2.3.3. Émission et réception numérique, une dialogique renversante.</p>
<p><em>1.3. Le logiciel libre copyleft.</em><br />
1.3.1. Définition du copyleft.<br />
1.3.1.1. Rendre réel le copyleft.<br />
1.3.1.1.1. GNU, le projet de la Free Software Foundation.<br />
1.3.1.1.1.1. Richard Stallman, un informaticien épris de liberté.<br />
1.3.1.1.1.2. Une imprimante fermée ou la petite histoire.<br />
1.3.1.1.2. La General Public License.<br />
1.3.1.2. Aux sources du copyleft, de l'informatique libre par excellence.<br />
1.3.1.2.1. Une mécanique intelligente ouverte par tradition.<br />
1.3.1.2.2. L'internet, système ouvert.<br />
1.3.1.2.3. Unix, modèle d'ordinateur.<br />
1.3.1.2.4. Le projet Share d'IBM.<br />
1.3.2. L'open-source et les licences libres non copyleft.<br />
1.3.2.1. Le fait politique du libre, des effets politiques ?<br />
1.3.2.2. L'Open-Source, la liberté en absolu.<br />
1.3.2.3. FLOSS, un syncrétisme.<br />
1.3.3. Des logiciels et des hommes libres.<br />
1.3.3.1. Des logiciels libres<br />
1.3.3.1.1. Emacs.<br />
1.3.3.1.2. GNU/Linux.<br />
1.3.3.1.3. OpenOffice.org.<br />
1.3.3.1.4. The Gimp.<br />
1.3.3.1.5. Des logiciels libres pour tous usages.<br />
1.3.3.2. La communauté du Logiciel Libre.<br />
1.3.3.2.1. Des associations.<br />
1.3.3.2.2. Des GUL.<br />
<strong>2. L'internet et le numérique, un bouleversement culturel.</strong></p>
<p><em>2.1. Tekné : une histoire de formes, de formes d'art. </em><br />
2.1.1. L'histoire de l'art et son achèvement.<br />
2.1.1.1. L'invention de l'histoire, philosophie de l'histoire, finalité de 	l'histoire.<br />
2.1.1.2. L'invention de l'art.<br />
2.1.1.2.1. Lascaux, l'art peut-être.<br />
2.1.1.2.2. Gilgamesh, le premier récit de l'humanité.<br />
2.1.1.3. L'invention de l'histoire de l'art.<br />
2.1.1.3.1. Le sentiment religieux.<br />
2.1.1.3.2. L'union de l'esthétique et de l'éthique.<br />
2.1.1.3.3. La grâce.<br />
2.1.1.4. L'invention de la fin l'histoire, de la fin de l'art et de la fin de 	l'histoire de l'art.<br />
2.1.1.5. L'a- fin de l'histoire, l'a-fin de l'art.<br />
2.1.2. De la technique à la technologie.<br />
2.1.2.1. La technologie, un monde de croyances.<br />
2.1.2.2. La technique, une évolution de l'homme.<br />
2.1.2.3. Le numérique, l'internet et le copyleft et la question technique.</p>
<p><em>2.2. Ce que fait le numérique et l'internet à la culture.</em><br />
2.2.1. Les faits : le numérique, l'internet et la cyberculture.<br />
2.2.1.1. Puissances du numérique et du net.<br />
2.2.1.1.1. Le numérique.<br />
2.2.1.1.2. L'internet.<br />
2.2.1.1.3. Contradictions et conflits entre les mondes.<br />
2.2.1.2. Réseau / Rhizome : résonance des entrelacs.<br />
2.2.1.2.1. Le rhizome.<br />
2.2.1.2.2. Le réseau.<br />
2.2.1.2.3. Réseau/rhizome : méli-mélo.<br />
2.2.1.2.3.1. Le réseau des réseaux, quel croisement ?<br />
2.2.1.2.3.2. Fascination des artistes pour le concept de rhizome.<br />
2.2.1.2.3.2.1. « Rhizomes » de Reynald Drouin.<br />
2.2.1.2.3.2.2. « Nervures » de Grégory Chatonsky.<br />
2.2.1.3. La cyberculture, une « culturologie » ?<br />
2.2.1.3.1. Une culture qui prend ses futurs pour la réalité.<br />
2.2.1.3.1.1. Précipitation.<br />
2.2.1.3.1.2. Excitations.<br />
2.2.1.3.2. De la pensée dans la cyberculture.<br />
2.2.1.3.2.1. Le Feu de Pierre Levy.<br />
2.2.1.3.2.2. L'intelligence est-elle collective ?<br />
2.2.1.3.2.3. Le démon de Philippe Quéau.<br />
2.2.1.3.2.4. La  diktyologie de Paul Mathias.<br />
2.2.1.3.3. À travers l'internet, une culture en chemins de traverses.<br />
2.2.1.3.3.1. Le devenir pensée.<br />
2.2.1.3.3.2. Le devenir œuvre.<br />
2.2.1.3.4. Le hacker, figure emblématique de la cyberculture.<br />
2.2.1.3.4.1. Qu'est-ce qu'un hacker ?<br />
2.2.1.3.4.2. L'éthique hacker.<br />
2.2.2. Modification du lieu et de ce qui a lieu.<br />
2.2.2.1. Écosystème, économie : échographies du copyleft.<br />
2.2.2.1.1. La question du lieu et de l'événement.<br />
2.2.2.1.2. Écosystème du numérique et de l'internet.<br />
2.2.2.1.3. Qu'est-ce qu'un « standard ouvert » ?<br />
2.2.2.2. Économie élargie.<br />
2.2.2.2.1. L'économie, son renouvellement.<br />
2.2.2.2.2. Ce que peut être une « économie libre ».<br />
2.2.2.2.2.1. Libre, libéral, communiste, libertaire, libertarien ?<br />
2.2.2.2.2.1.1. Le libre est-il libéral ?<br />
2.2.2.2.2.1.2. Le libre est-il communiste ?<br />
2.2.2.2.2.1.3. Le libre est-il libertaire ?<br />
2.2.2.2.2.1.4. Le libre est-il libertarien ?<br />
2.2.2.2.3. La pratique de l'art et l'œuvre inestimable.<br />
2.2.2.2.4. Le revenu d'existence.<br />
2.2.2.2.4.1. Différentes approches d'un revenu garanti.<br />
2.2.2.2.4.2. Le Revenu Minimum Artistique.<br />
2.2.2.3. Le « tout numérique », un autre monde est hyper-possible ?<br />
2.2.2.3.1. Un nouvel Eldorado dans une jungle sans limite.<br />
2.2.2.3.2. Quel code, source de confiance ?<br />
2.2.2.3.3. Du réel de l'immatériel au réalisme industriel.<br />
2.2.2.4. Ce que l'internet et le numérique impliquent de décisions 	culturelles.<br />
2.2.2.4.1. Développement d'une « culture politique » interne au matériau 	numérique et réticulaire.<br />
2.2.2.4.2. Une culture politique ?<br />
2.2.2.4.3. L'art qui troue la culture et qui la recouvre.<br />
2.2.3. Politique, culture, religion, le trio gagné.<br />
2.2.3.1. Politique : la gouvernance, la démocratie, s'orienter dans la 	décision.<br />
2.2.3.1.1. La gouvernance.<br />
2.2.3.1.2. Quelle société ?<br />
2.2.3.1.2.1. Le social, un corps, une chair, un organisme ?<br />
2.2.3.1.3. Quel modèle politique ?<br />
2.2.3.1.3.1. Le copyleft mène-t-il à l'anarchie ?<br />
2.2.3.1.3.2. L'application sociale du copyleft, une utopie ?<br />
2.2.3.1.3.3. Le copyleft, un modèle pour la démocratie ?<br />
2.2.3.1.3.4. Le copyleft, un supplément d'âme pour politiques désenchantées ?<br />
2.2.3.2. Culture : les industries, les auteurs.<br />
2.2.3.2.1. L'horreur culturelle.<br />
2.2.3.2.2. L'erreur culturelle.<br />
2.2.3.2.3. L'aurore culturelle.<br />
2.2.3.2.3.1. Avec du cœur à l'ouvrage.<br />
2.2.3.2.3.2. Avec des yeux d'artiste.<br />
2.2.3.2.3.3. Avec des mains d'artisan.<br />
2.2.3.3. Religion : apparition, disparition, permanence.<br />
2.2.3.3.1. La religion de la reliance.<br />
2.2.3.3.2. Une dimension mystique inscrite dans la machine.<br />
2.2.3.3.3. L'ouvert des moyens techniques.<br />
<strong>3. Le copyleft, un nouveau paradigme pour la culture ?</strong></p>
<p><em>3.1. Des intentions artistiques proto-copyleft.</em><br />
3.1.1. L'art reprend ses droits.<br />
3.1.1.1. La place libre de l'auteur.<br />
3.1.1.1.1. Allan Kaprow.<br />
3.1.1.1.2. George Brecht.<br />
3.1.1.1.3. Philippe Thomas.<br />
3.1.1.1.4. claude rutault.<br />
3.1.1.1.5. Gilles Mahé.<br />
3.1.1.2. La contestation du droit d'auteur.<br />
3.1.1.2.1. Tolstoï et Romain Rolland, deux écrivains en lutte pour la paix.<br />
3.1.1.2.1.1. Tolstoï.<br />
3.1.1.2.1.2. Romain Rolland.<br />
3.1.1.2.2. L'Internationale Lettriste, l'Internationale Situationniste.<br />
3.1.1.2.2.1. Revue Potlatch, anti-copyright.<br />
3.1.1.2.2.2. Gil J. Wolman, pratiques du détournement.<br />
3.1.1.2.3. La propriété intellectuelle c'est le vol.<br />
3.1.1.2.4. Le Mécénat Global, la Société d'Acceptation et de Répartition des 	Dons.<br />
3.1.2. Des contrats dans l'art.<br />
3.1.2.1. Daniel Buren, avertissement.<br />
3.1.2.2. Lawrence Weiner.<br />
3.1.2.3. « The Artist's Reserved Rights Transfer and Sale Agreement ».</p>
<p><em>3.2. Les licences libres pour contenus.</em><br />
3.2.1. « The Free Music Philosophy », une première déclaration pour 	libérer la musique.<br />
3.2.2. La Design Science License, une première approche.<br />
3.2.3. La Licence Art Libre, une licence libre copyleft pour toutes 	productions de l'esprit.<br />
3.2.4. La Licence Creative Commons Share Alike by Attribution, une 	licence libre parmi d'autres non libres.<br />
3.2.5. La compatibilité entre la Licence Art Libre et la Creative 	Commons by+sa.</p>
<p><em>3.3. Qu'est-ce que créer avec le copyleft ?</em><br />
3.3.1. L'invention des auteurs.<br />
3.3.1.1. La puissance des auteurs versus le pouvoir de l'Auteur ?<br />
3.3.1.2. Le mouvement pro-am, le bricolage des consommateurs, le 	Web.2.0.<br />
3.3.1.3. Sculpture sociale, l'invention du quotidien.<br />
3.3.2. Perspectives problématiques posées avec le copyleft.<br />
3.3.2.1. De l'organe.<br />
3.3.2.1.1. Corps social / identité personnelle.<br />
3.3.2.1.2. Le mouvement du libre est-il un nouveau communisme ?<br />
3.3.2.1.3. Corps et machine libre.<br />
3.3.2.2. La prise en compte du négatif.<br />
3.3.2.2.1. Le copyleft à l'œuvre, une négativité de survie.<br />
3.3.2.2.1.1. Adorno.<br />
3.3.2.2.1.2. Denys l'Aréopagite.<br />
3.3.2.2.1.3. Georges Bataille.<br />
3.3.2.2.2. De la finitude du positif et de l'infini du négatif.<br />
3.3.3. Formats ouverts et standards.<br />
3.3.3.1. Les formats ouverts.<br />
3.3.3.2. Les standards.</p>
<p><em>3.4. L'art du copyleft.</em><br />
3.4.1. L'art libre, libre de l'Art ?<br />
3.4.1.1. Haute technologie/Archaïsme culturel.<br />
3.4.1.2. La pratique du quotidien, maintenance d'un art libre.<br />
3.4.2. Culture libre versus art libre ?<br />
3.4.2.1. Idéologie et dogme.<br />
3.4.2.2. Le libre est une religion !<br />
3.4.2.3. L'art libre troue la culture libre.<br />
3.4.2.4. Des illusions tenaces, ou la fatale histoire.<br />
3.4.3. L'art du copyleft, GNU/Linux entre légende et réalité.<br />
3.4.3.1. La légende du bazar plus fort que la cathédrale.<br />
3.4.3.2. L'histoire d'un animal.<br />
3.4.4. Le cas de l'art libre, l'exemple de Copyleft Attitude.<br />
3.4.4.1. Les œuvres référencées sur le site de Copyleft Attitude.<br />
3.4.4.1.1. Création ?<br />
3.4.4.1.2. Disposition ?<br />
3.4.4.1.3. Action ?<br />
<strong>4. Quand une attitude est trans-formes : Copyleft Attitude.</strong></p>
<p><em>4.1. Copyleft Attitude : historique, mise en œuvre et motivations.</em><br />
4.1.1. Les rencontres Copyleft Attitude.<br />
4.1.1.1. Copyleft Attitude à Acces-Local.<br />
4.1.1.1.1. Le programme des rencontres.<br />
4.1.1.1.2. Le compte-rendu des rencontres Copyleft Attitude à Accès Local.<br />
4.1.1.2. Copyleft Attitude à Public&gt;.<br />
4.1.1.2.1. Compte-rendu des rencontres Copyleft Attitude à Public&gt;.<br />
4.1.2. De la difficulté d'être en intelligence.<br />
4.1.2.1. L'appropriation du mot « copyleft ».<br />
4.1.2.2. De la présence en rapport d'altérité, l'attitude convenue des 	artistes.</p>
<p><em>4.2. La Licence Art Libre.</em><br />
4.2.1. La Licence Art Libre version 1.1.<br />
4.2.2. La Licence Art Libre version 1.2.<br />
4.2.3. La Licence Art Libre version 1.3.</p>
<p><em>4.3. Œuvres.</em><br />
4.3.1. Des œuvres proto-copyleft.<br />
4.3.1.1. Les Vitagraphies.<br />
4.3.1.2. La peinture de peintres.<br />
4.3.1.3. Les sculptures confiées.<br />
4.3.1.4. Les feuilles vierges à dessiner.<br />
4.3.2. Des œuvres libres.<br />
4.3.2.1. Œuvres d'art libre.<br />
4.3.2.1.1. Le Générateur Poïetique.<br />
4.3.2.1.2. AdaM-Project.<br />
4.3.2.1.3. Le Logz.<br />
4.3.2.1.4. L'échoppe photographique.<br />
4.3.2.1.5. Kassandre.org.<br />
4.3.2.1.6. L'AMMD.<br />
4.3.2.1.7. Trois artistes, trois façons d'envisager un art libre : Annie 	Abrahams, Bobig et Jivezi.<br />
4.3.2.1.8. Décollage.<br />
4.3.2.1.9. « On se comprend » et œuvres conséquentes.<br />
4.3.2.1.9.1. « On se comprend ».<br />
4.3.2.1.9.2. « Nature morte.01 » (« On se comprend, j'espère !»).<br />
4.3.2.1.9.3. « L'arbitraire ».<br />
4.3.2.1.9.4. « Trans-fair ».<br />
4.3.2.1.9.5. « drapFLAGpeau ».<br />
4.3.2.1.9.6. « BABeL ».<br />
4.3.2.1.9.7. « BABeL-jik ».<br />
4.3.2.1.9.8. « in-dices ».<br />
4.3.2.2. Para-art.<br />
4.3.2.2.1. Libre Accès.<br />
4.3.2.2.2. Ynternet.org.<br />
4.3.2.2.3. Veni, Vidi, Libri.<br />
4.3.2.2.4. Peuple loup.<br />
4.3.2.2.5. Des associations de culture libre en empathie avec la Licence Art 	Libre.<br />
4.3.2.3. D'art œuvrant.<br />
4.3.2.3.1. Le fonctionnement de Copyleft Attitude.<br />
4.3.2.3.1.1. Copyleft Attitude sur le net.<br />
4.3.2.3.1.1.1. Des listes de diffusion.<br />
4.3.2.3.1.1.2. Le site artlibre.org.<br />
4.3.2.3.1.2. Copyleft Attitude hors-ligne.<br />
4.3.2.3.1.2.1. Les rencontres Copyleft Attitude mensuelles.<br />
4.3.2.3.1.3. Actions : Copyleft Session, Copyleft demo, Copyleft Party.<br />
4.3.2.3.1.3.1. Copyleft Party au web bar.<br />
4.3.2.3.1.3.2. Copyleft démo à « 2 pièces cuisine ».<br />
4.3.2.3.1.3.3. Copyleft sessions à Paris et à Madrid.</p>
<p>Conclusion.<br />
Bibliographie, webographie.<br />
Index.<br />
Table des matières.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://artlibre.org/archives/news/853/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Art Libre Festival : 4 ème édition</title>
		<link>http://artlibre.org/archives/news/848</link>
		<comments>http://artlibre.org/archives/news/848#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Jun 2011 16:18:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Moreau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://artlibre.org/?p=848</guid>
		<description><![CDATA[Quatre ans déjà que le collectif Libre Accès mène un  travail visant à soutenir des artistes faisant le choix de la libre  diffusion de leurs œuvres sur Internet, et plus particulièrement ceux  utilisant la Licence Art Libre, licence Copyleft permettant à tout un  chacun de Copier, diffuser, ou transformer la copie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Quatre ans déjà que le collectif Libre Accès mène un  travail visant à soutenir des artistes faisant le choix de la libre  diffusion de leurs œuvres sur Internet, et plus particulièrement ceux  utilisant la Licence Art Libre, licence Copyleft permettant à tout un  chacun de Copier, diffuser, ou transformer la copie d’une « œuvre  originale ».</p>
<p>Quatre ans de réflexion sur les nouvelles pratiques  induites par les Licences Libres : gestion individuelle ou collective  des droits d’auteurs, frontières entre l’amateur d’art et l’artiste :  Tous artistes ? Enjeux de la rémunération des auteurs entre mécénat  global et marchandisation de l’art et générosité de l’acte poétique du  Don.</p></blockquote>
<blockquote>
<blockquote>
<ul>
<li>
<h5>Pour cette quatrième édition, trois évènements :</h5>
</li>
</ul>
</blockquote>
</blockquote>
<p><img src="http://www.libreacces.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong>Le 10 juin : une conférence sur la préservation des Biens Communs cognitifs avec Richard Stallman et Albert Jacquard.</strong></p>
<p><img src="http://www.libreacces.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong>Le 17 juin : Concert de musique libre avec TransBoheme et Summer sélectionnés par l’Ecole Musiques Tangentes.</strong></p>
<p><img src="http://www.libreacces.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong>Le 20 juin :  Projection de cinéma et réflexion sur la pérennité de la diffusion du cinéma d’auteur(s).</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<blockquote>
<ul>
<li>
<ul>
<li>
<ul>
<li>
<h3>Plus d'infos sur le site de <a href="http://www.libreacces.org/spip.php?article103" target="_blank">Libre Accès</a>.</h3>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
</blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://artlibre.org/archives/news/848/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Comment garantir les biens communs cognitifs de l’humanité ?</title>
		<link>http://artlibre.org/archives/news/840</link>
		<comments>http://artlibre.org/archives/news/840#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 May 2011 05:07:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Moreau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://artlibre.org/?p=840</guid>
		<description><![CDATA[
L’association Libre Accès et  Jacques Boutault, le Maire du 2  arrondissement  organisent une rencontre entre Richard  Stallman et Albert Jacquard autour        du copyleft et de la préservation des biens  communs cognitifs.
Introduction par Jérémie Nestel, modération par Jean-Pierre Archambault.
Le 10 juin 2011, de 19h00 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" title="Torrent del Grau" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/47/013-Torrent_del_Grau_02.JPG" alt="" width="798" height="530" /></p>
<p>L’association Libre Accès et  Jacques Boutault, le Maire du 2  arrondissement  organisent une rencontre entre <strong>Richard  Stallman</strong> et <strong>Albert Jacquard</strong> autour        du copyleft et de la préservation des biens  communs cognitifs.</p>
<p>Introduction par Jérémie Nestel, modération par Jean-Pierre Archambault.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Le 10 juin 2011, de 19h00 à 21h00, Mairie du 2ème arrondissement,  Paris, 8 rue de la banque.</p>
<ul>
<li><a href="http://libreacces.org/spip.php?article102" target="_blank">Plus d'infos</a>.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://artlibre.org/archives/news/840/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Soutenance de thèse : &#171;&#160;Le copyleft appliqué à la création hors logiciel&#160;&#187;.</title>
		<link>http://artlibre.org/archives/news/829</link>
		<comments>http://artlibre.org/archives/news/829#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 02 May 2011 15:46:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Moreau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://artlibre.org/?p=829</guid>
		<description><![CDATA[Lundi 16 mai 2011 à 14h30, salle du conseil, UFR Lettres Arts et Sciences Humaines, Nice Sophia Antipolis, 98, bd Edouard Herriot, Nice.
Antoine Moreau soutiendra publiquement une thèse en vue d'un doctorat en Sciences de l'Information et de la Communication, réalisée sous la direction de Monsieur Norbert Hillaire et portant sur le sujet suivant :
&#171;&#160;Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lundi 16 mai 2011 à 14h30</strong>, salle du conseil, <strong>UFR Lettres Arts et Sciences Humaines</strong>, <strong>Nice</strong> <strong>Sophia Antipolis</strong>, 98, bd Edouard Herriot, Nice.</p>
<p><strong>Antoine Moreau</strong> soutiendra publiquement une thèse en vue d'un doctorat en Sciences de l'Information et de la Communication, réalisée sous la direction de Monsieur Norbert Hillaire et portant sur le sujet suivant :</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Le copyleft appliqué a la création hors logiciel. Une reformulation des données culturelles ?&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><strong>Jury :</strong></p>
<p>Madame Anolga Rodionoff, Maître de conférences, HDR, Université de Paris VIII,<br />
Monsieur Leszek Brogowski, Professeur, Université de Rennes II,<br />
Monsieur Paul Mathias, Inspecteur général de l’éducation nationale, Ministère de l’Éducation Nationale,<br />
Monsieur Norbert Hillaire, Professeur, Université de Nice,<br />
Monsieur Jean Max Noyer, Maître de conférences, HDR, Université de Nice.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://artlibre.org/archives/news/829/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Vidéo / Propriété Intellectuelle</title>
		<link>http://artlibre.org/archives/news/811</link>
		<comments>http://artlibre.org/archives/news/811#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Mar 2011 17:27:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Moreau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://artlibre.org/?p=811</guid>
		<description><![CDATA[
 
Vidéo / Propriété Intellectuelle
 
 
Exposition du 17 Mars au 09 Avril 2011
Vernissage le 17 Mars à partir de 18h
 IMMANENCE, 21 avenue du Maine, 75015 Paris.
Avec :

Pascal Leroux, Antoine  Moreau, Joseph Paris, Remy Marlot, Seth Siegelaub,  Richard Negre, Lionel Péneau, Nikki Schuster, Youssef Tabti.

A  l'heure du téléchargement légal ou illégal [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="By Ezequiel netri (Own work) [GFDL (&lt;a href=&quot;&quot;http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html&quot;&quot; mce_href=&quot;&quot;http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html&quot;&quot; class=&quot;external free&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html&lt;/a&gt;), CC-BY-SA-3.0 (www.creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/) or FAL], via Wikimedia Commons" href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flisolmex2.png"><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/ab/Flisolmex2.png" alt="Flisolmex2" width="500" /><br />
</a><strong><span style="line-height: 14px;"> </span></strong></p>
<h1><strong><span style="line-height: 14px;">Vidéo / Propriété Intellectuelle</span></strong></h1>
<h1><strong><span style="line-height: 14px;"> </span></strong></h1>
<p><strong><span style="line-height: 14px;"> </span></strong></p>
<p><strong><span style="line-height: 14px;">Exposition du 17 Mars au 09 Avril 2011</span></strong></p>
<p><strong><span style="line-height: 14px;">Vernissage</span><span style="line-height: 14px;"> le 17 Mars à partir de 18h</span></strong></p>
<p><a title="By Ezequiel netri (Own work) [GFDL (&lt;a href=&quot;&quot;http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html&quot;&quot; mce_href=&quot;&quot;http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html&quot;&quot; class=&quot;external free&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html&lt;/a&gt;), CC-BY-SA-3.0 (www.creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/) or FAL], via Wikimedia Commons" href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flisolmex2.png"><strong> </strong></a><strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.art-immanence.org/immanence%3A%3A%3A%3Aindex.html">IMMANENCE</a></span>, 21 avenue du Maine, 75015 Paris.</strong></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Avec :<br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Pascal Leroux, </span><span style="line-height: 14px;">Antoine  Moreau, Joseph Paris, Remy Marlot, Seth Siegelaub,  Richard Negre, Lionel Péneau, Nikki Schuster, Youssef Tabti.<br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">A  l'heure du téléchargement légal ou illégal sur Internet et de la  mondialisation, les artistes proposent et posent de nouvelles questions </span><span style="line-height: 14px;">concernant la propriété intellectuelle de leurs propres œuvres.<br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Suite à un appel à participation via Internet, les vidéos des artistes choisis sont diffusées sans artifices ou mise en scène, sans enjeu esthétique ou scientifique mais avec un enjeu intellectuel primordial aujourd'hui.<br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Cette  exposition, proche d'Internet de l'Open Source et de la culture  Wikipédia, questionne la propriété intellectuelle. Il s'agit à partir de  ce dispositif </span><span style="line-height: 14px;">de conduire une réflexion sur la circulation des œuvres vidéos et d'inviter les publics à de nouveaux modes d'appropriation.<br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Lors de la documenta 5 à Kassel en 1972, dont le commissaire d’exposition était Harald Szeemann, Seth Siegelaub à présenté</span><span style="line-height: 14px;"> un  “contrat pour la préservation des droits de l’artiste sur toute œuvre  d’art”, ce texte à été établi par le juriste New-Yorkais Bob Projansky </span><span style="line-height: 14px;">après  de longues discussions et correspondances avec Seth Siegelaub. Ce  contrat test en allemand, anglais et français, il est représenté </span><span style="line-height: 14px;">pour la 1ère fois depuis 1972.<br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Seront présenté un choix de textes d’Antoine Moreau sur le copyleft et la Licence Art Libre.</span><span style="line-height: 14px;"> Les vidéos seront pour certaines d’entres elles, vidéoprojetées, d’autres présentées sur moniteurs et sur vidéo-rétroprojecteur.</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;"><br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Les videos sont visibles sur les sites web des artistes :</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Pascal Leroux : </span><a style="line-height: 14px;" title="http://www.pascal-leroux.org/pagesreal/decollage.html" href="http://www.pascal-leroux.org/pagesreal/decollage.html">http://www.pascal-leroux.org</a><span style="line-height: 14px;"> </span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Joseph Paris : </span><a style="line-height: 14px;" title="http://josephparis.fr/?Videos" href="http://josephparis.fr/?Videos">http://josephparis.fr</a><span style="line-height: 14px;"><br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Antoine Moreau : </span><a href="http://antoinemoreau.org/index.php?cat=courts"><span style="line-height: 14px;">http://antoinemoreau.org</span></a><span style="line-height: 14px;"><br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Remy Marlot : </span><a style="line-height: 14px;" title="http://www.remymarlot.com" href="http://www.remymarlot.com/">http://www.remymarlot.com</a><span style="line-height: 14px;"><br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Richard Negre : </span><a style="line-height: 14px;" title="http://unesecondeparjour.com" href="http://unesecondeparjour.com/">http://unesecondeparjour.com</a><span style="line-height: 14px;"><br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Lionel Peneau : </span><a style="line-height: 14px;" title="http://www.collectifr.fr/reseaux/lionel-peneau" href="http://www.collectifr.fr/reseaux/lionel-peneau">http://www.collectifr.fr/reseaux/lionel-peneau</a><span style="line-height: 14px;"><br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Nikki Schuster : </span><a style="line-height: 14px;" title="http://www.fiesfilm.com" href="http://www.fiesfilm.com/">http://www.fiesfilm.com</a><span style="line-height: 14px;"><br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Youssef Tabti : </span><a style="line-height: 14px;" title="http://www.creativeafricanetwork.com/person/12661/en" href="http://www.creativeafricanetwork.com/person/12661/en">http://www.creativeafricanetwork.com/person/12661/en</a><span style="line-height: 14px;"><br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;"><br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Textes :<br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;">Copyleft : </span><a style="line-height: 14px;" title="http://artlibre.org/ressources/textes" href="../ressources/textes">http://artlibre.org/ressources/textes</a><span style="line-height: 14px;"><br />
</span></p>
<p><span style="line-height: 14px;"><a href="immanence::::paris::::actuality_files/Seth%20Siegelaub.pdf">Le contrat pour la préservation des droits de l’artiste sur toute œuvre  d’art</a> (pdf)</span></p>
<p>Vidéos copyleft :</p>
<p><a href="http://vimeo.com/channels/copyleftattitude">Canal Copyleft Attitude</a> sur Vimeo.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.art-immanence.org/immanence%3A%3A%3A%3Aparis%3A%3A%3A%3Aactuality.html">Infos</a> sur le site d'Immanence</li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://artlibre.org/archives/news/811/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
