Sans titre – Philosophie

Créé le : 24 juillet 2010

L‘homme ne peut se prétendre libre, puisque prisonnier de sa condition d‘homo sapiens, donc ce dont la nature l‘a doté de manière innée ; prisonnier de sa morale, de son civisme, de son histoire, de sa culture, de son environnement en général, soit ses acquis.

Qu‘ils l‘ont changé d‘un être innocent en un être perverti, aliéné.

Aussi, sa manière de communiquer est très réductrice. Il parle des langages élaborés, dont il saisit les symboles, les mots donc, les gestes, les sons. Mais sans toucher à leur sens véritable, à leur vérité première.

Pour lui, tout n‘est que symbole, et, seulement manipuler des symboles revient à brasser de l‘air, aussi parfumé soit-il.

J‘ajouterai que ses sens ne font que lui mentir. Mensonges organisés, construits pour lui donner une idée précise du réel, et qui lui convienne, pour le confort de son esprit.

Viscéralement anthropocentriste, l‘homme croit pouvoir savoir. Par ses seuls moyens, organes et sens qui en dépendent. Qui, s‘il les perdait équivaudrait pour lui à quitter le monde réel.

Ses émotions ensuite, dont la seule justification de leur existence tient à ses impératifs vitaux. Plus fortes sont les émotions plus grand est le besoin. Celle-ci renvoyant toujours à quelque chose de vital, de près ou de loin.

Besoin de s‘accoupler par exemple : la nature ayant fait à l‘homme un cerveau trop complexe, les émotions, plus ou moins reproduites selon des schémas connus (Peut-être pris comme exemple au cours de l‘apprentissage de la vie par l‘enfant, l‘adolescent ?), deviennent une justification, sinon intellectualisée en tout cas prenant forme dans les zones remplissant les fonctions supérieures du cerveau, à ce besoin la : copuler, jouir, fumer une cigarette, bref perpétuer la race.

Son instinct est encore ce qui le pousse à agir au plus près de sa condition de mammifère omnivore bipède. Cette bipédie qui tient une place centrale dans l‘origine de tous ses problèmes.

Là, par son instinct, il va survivre, les premiers temps en tout cas. Ces actes que lui impose la nature, il ne peut les refuser, lorsqu‘il est encore sain, et tuer, s‘imposer, se défendre, et comme dit précédemment, se reproduire sont des obligations immanentes.

Pour ce qui le rapproche de la vérité originelle de son espèce, c‘est tout.

Le "réel", la "vérité" ne sont donc que cela : une gigantesque hallucination que les hommes se partagent ?

Qui peut prétendre penser plus souvent aux étoiles, aux galaxies, aux objets dans leur dimension universelle qu‘aux banales préoccupations du terrien qu‘il est, que vous êtes, que nous sommes tous ?

Face à ces constatations sur la lucidité de l‘homme, son incapacité à savoir, l‘insignifiance de son langage, l‘unique raison de ses passions et de ses émotions, je me demande, et vous demande si cette vie là, celle de celui qui a accepté de comprendre cela, vaut la peine d?être vécue.

2006