Root 4.0

Créé le : 26 juillet 2013

Un Nerd, Un Geek, un Gamerz, un Dweeb, un Grind, un Swot, un Wonk, un Otaku, un Technophile, Un Radicant, un Codeur, un Bricodeur, un No life, un Hikikomori, ou un Explorateur 3.0…
Je suis issu de la génération Y (Why?), des Digital Natives. J’inscris mon processus de travail dans une tentative d’élaborer des méthodologies de traitement de l’information et un processus d’indexations systématique[1]. Mon travail s’inscrit dans les usages et les pratiques des Digital humanities.
Je dispose d’une matrice documentaire (ici Root 3.1): Forme (Data, Echantillon), Architecture de l’information (Sémantique, Sémiologie graphique et Data-Visualisation), et Fonction de transmission (Diffusion, Conservation et/ou Archéologie des médias).
La mise en situation de ce modèle utilise principalement la syntaxe des architectures informatiques (ici, l’ENIAC, l’architecture de Von Neumann). Une application qui me permet de travailler sous forme de versions (Plateaux, Calques ou Strates) et d’élargir mon dispositif suivant l’évolution historique de l’informatique.
Mes prototypes se définissent comme composantes modulaires et combinatoires d’une Machine Reading expérimentale et poétique, ou Machine de vision à échelle 1, dont la structure mère (BIOS) s’inspire des ouvrages entre autres d’Alan Turing, d’Otto Neurath, de Friedrich FrÖebel ou encore JG Ballard…
Sous forme de Reenactement, j’utilise la méthode du Reverse Engineering afin de déplier ces modèles historiques, et d’en extraire les «Programmes», ainsi je les recycle de manière décomplexée dans des problématiques contemporaines. J’utiliserai le terme de Programmation Orientée Art [2] pour définir l’ensemble de ma démarche artistique. J’utilise ce paradigme informatique dans le but de «mettre en situation la connaissance, afin de contribuer à incarner l‘activité de pensée; la situer dans des pratiques, dans des lieux, dans un monde d‘objets.» [3]
Je situerai cet art du bricodage, entre pratiques Makers, Hackers et Do It Yourself, sous forme de résistance dans une période que je nomme [Post-post] ; où un Art Total, dérivé des technologies de l’information, vient profondément réinterroger la frontière entre « le Turing Land » et le « Duchamp Land » si cher à Lev Manovich [4]…
🙂
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[1] Paul Otlet, Traité de la Documentation, 1934. / repris par Tim Berner-Lee, fondateur du World Wide Web, 1989.
[2] Inspiré de la Programmation Orientée Objet, introduit par Alan Kay en 1972.
[3] Bruno Latour, Objets et mémoires, 2007.
[4] Lev Manovich, The death of Computer Art, 1996.