Le culte et la vierge

Créé le : 30 septembre 2008

Soeur Marie, soeur Thérèse, en vierges consacrées,
Laissaient parfois percer sous le glaçon la braise
En nuits de lune rousse, en mai torride aux blés
Et en dieu qui les pousse pour autant qu‘il leur plaise

Pour avoir outragé l‘église et ses valeurs
D‘un blasphème pissé au fond d‘un bénitier
Un saint enfant de choeur pas encore déniaisé
Fut un jour confessé par le duo de soeurs

Et nimbées de fureur et de piété confites
Les madones sévères dominées par leur ire
D‘un lien crucifièrent le jeune catéchiste
Bras en croix et pieds liés au symbole du martyre

C‘est les yeux sur leurs seins qu‘il reçu chatiment
Ange nu pénitent en rêvant de leurs cons.
Lorsqu‘en vain turgescent, le petit goupillon
Visa des cieux soudains devenus indécents

Par la verge marries, les deux soeurs ébahies
Poussèrent leurs bouches en "o" alanguies d‘un cantique
Et leurs dogmes ébranlés à la vision d‘un vit
Pompèrent au poulbot de purs extases mystiques.

Rescapées des vitraux, deux gloires de lumière
Faisaient rosir la chair là où se perd leur dos
L‘ange n‘était pas de pierre, et en pieux soubressauts,
Succombant aux assaults, il làcha sa prière.

Sous l‘oeil d‘un vieil abbé qui juché au jubé
Suait à rallumer d‘une main un vieux cierge
Sa bible te révéla il y a moultes années
Que sa liturgie n‘a que le culte et la vierge …

Espérant à son aise renflouer sa chapelle
Il ouvrit le carmel à certaines catéchèses
D‘évangiles pratiques à deux à trois ou seize
C‘est péripathétique : elles se sont fait la belle !

Sainte Marie, sainte Thérèse, seins vifs et cons sucrés,
Ont changé les versets, pris aux glaçons la braise
Aux nuits la lune ronde, au mai torride les blés
Et sans dieu les innonde pour autant qu‘on leur plaise