L'école buissonnière.

Créé le : 20 mai 2007

Le petit village de Saint Martin est en effervescence : on vient de retrouver les cadavres de Bruno Tellier, son épouse Isabelle et son fils Grégoire dans leur maison. Bruno est employé dans une entreprise locale, son épouse est infirmière et leur fils de 14 ans effectuait de brillantes études secondaires dans un collège réputé de la ville voisine. Ce meurtre odieux est inexpliqué, du moins en apparence. Il s’agissait d’un couple tranquille, sans histoire, ils avaient acheté leur maison il y a quelques années, pas très cher. Bruno et le frère de sa femme avaient pris plaisir à la retaper et à l’agrandir au fil des années. La famille n’avait pas de problèmes, ni de couple, ni financiers. Ils s’entendaient bien avec tout le monde et étaient appréciés et respectés dans le village. Les habitants sont sidérés et ne comprennent pas. Ils ont peur : peut être s’agit-il d’un meurtre crapuleux puisque rien n’a été volé. Peut être aussi s’agit il d’un tueur en série et risque-t’il de faire d’autres victimes. La psychose s’installe dans le village. Les gens n’osent plus sortir le soir, on se méfie de son voisin, on n’ose plus laisser les enfants jouer à la rue ou dans les champs. La police ne trouve pas grand-chose comme indice. Les victimes ont étés tuées à coup de fusil à pompe dans leur sommeil. On a retrouvé l’arme du crime, c’est le fusil du grand père d’Augustin Guillon, un jeune garçon du voisinage, ami de Grégoire Tellier. Mais, fait étrange, le grand père d’Augustin habite dans le village voisin, distant d’environ 10 kilomètres du lieu du crime. Rapidement les soupçons se portent sur le père Guillon, un maçon qui vit de manière plutôt marginale avec sa famille. Frank est arrêté et emprisonné, mais il ne cesse de clamer son innocence. Pourtant, c’est chez lui que l’arme du crime a été retrouvée. L’arme du crime appartenant à son père. L’instruction et le procès sont rapidement expédiés : l’homme est coupable, cela ne fait aucun doute, d’autant plus que récemment il soit prouvé qu’il ait appris que son fils aîné Augustin n’était en réalité pas son fils, mais bien celui de Bruno Tellier. Cela avait été un coup dur pour Frank, qui avait à l’époque du épouser Lise, 15 ans, qui se prétendait enceinte de lui. Frank, amoureux n’avait pas douté de sa paternité, jusqu’au moment où des langues s’étaient déliées en voyant grandir le gamin : seul blond aux yeux bleus dans une famille de cheveux noirs aux yeux bruns… Les gens du village n’avaient pas ménagé le pauvre Frank en affirmant avoir vu, à l’époque, sa douce et tendre main dans la main avec Bruno… Frank n’avait pas réagi outre mesure. Il ne s’était pas mis en colère, n’avait rien changé à ses habitudes, jusqu’au jour où l’on avait trouvé les trois corps dans la maison de Bruno… Frank est condamné à la prison à perpétuité pour ce meurtre particulièrement odieux. Lise doit vendre la maison car elle coule sous les dettes et a du assumer à la fois les frais du procès, de défense de son mari ainsi que ceux des soins de son troisième fils Antoine, gravement brûlé dans l’explosion d’une bouteille de gaz. Lise et Frank ont 4 enfants : Augustin, 12 ans et demi, Charles, 7 ans, Antoine 5 ans et Emile 1 ans.