Amours ferroviaires – Poème

Créé le : 24 juillet 2010

Mon coeur en arrêt, je descends à celui d’après
On se tient debout, on regarde droit devant
On voit à la fois les étoiles défiler et les néons nous aveugler
On est beaucoup, on est rêveur, on est dans le train ou ailleurs
D’ailleurs, les étoiles n’en sont pas
Ce sont des lampes, à hauts perchoirs, des fenêtres, des velux
Enfin bref, tout ce qui luit dans le soir
On y voit mieux, c’est le moindre des lux

ça tremble, ça flageole, faut qu’ça s’relache
Je n’y crois pas, mais celle que je vois
Appuyée à la barre droit devant moi
Fait défaillir mes jambes et mon coeur malheureux
Vient elle de là, vas-t’elle là-bas,
Je l’oublierai bientôt, mais c’est elle que je veux

2002